Anatole Leroy-Beaulieu,
La Russie et les Russes
“ Le respect que le Russe, le mougik surtout, porte à la religion rejaillit peu sur ses ministres. Il ne se fait pas faute de se moquer du prêtre dont il baise dévotement la main. Dans son exagération même, cette distinction entre l’église et le prêtre fait honneur au sens spirituel du peuple russe ; sa religion n’est point si grossière qu’elle lui fasse confondre l’église et le pope, et rendre l’une responsable des fautes de l’autre. C’est là une des raisons pour lesquelles le clergé russe ne peut de longtemps avoir d’influence sociale ou politique. ”
