Paul Claudel,
Correspondance Henri Pourrat-Paul Claudel
(1990)
“ Mais vous, mon cher Maître, qui connaissez la foi et la certitude, aidez-nous à croire qu'elles sont. Dites-nous qu'il faut aller à elles. Qu'un homme au moins, sans d'autre souci que d'aider ses frères humains, nous dise cela. Votre lettre, sentez-vous ce qu'elle a été pour moi ? J'y trouve la parole proche, la chaleur, la force, que j'espérais de vous. Je tâcherai d'avancer, du bon côté : je travaillerai en pensant à vous comme à un juge et à quelqu'un de plus proche peut-être, qui m'a fait l'honneur extrême de me tendre la main. Vous m'avez touché jusqu'au fond du cœur. ”
