Résumé

Edmond Plauchut Formose et l’expédition japonaise

Après s’être comporté glorieusement à Formose, le Japon peut, dans un avenir plus ou moins prochain, essayer de nouveau ses armes en Corée, où son honneur a aussi de graves injures à venger. Les Coréens ne sont pas moins barbares, moins hostiles aux étrangers que ne le furent les Boutans à jamais écrasés ; si le Japon avait la gloire de triompher des premiers comme il a triomphé des seconds, il serait le seul peuple d’Asie qui aura combattu pour le seul triomphe du progrès et de la liberté.
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Edmond Plauchut Formose et l’expédition japonaise

Si le Céleste-Empire n’a pas été assez fort pour dompter, depuis deux cent cinquante ans qu’il est à Formose, quelques misérables tribus, peut-il espérer d’y vaincre les Japonais ? Nous n’osons résoudre cette question dans un sens négatif, car les ressources de la Chine sont immenses, et le nombre de ses soldats incalculable. Toutefois son armée est mal entretenue, mal payée et sans aucun sentiment du point d’honneur militaire. C’est tout le contraire dans l’armée du Japon, où l’armement est parfait et la bravoure éclatante.
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Edmond Plauchut Formose et l’expédition japonaise

A droite, les eaux du détroit de Formose animé par le passage incessant des navires qui vont dans les ports du continent asiatique ou en reviennent ; à gauche, l’Océan-Pacifique, ses calmes et ses fureurs, le tout couronné par un ciel tantôt éclatant de lumière, tantôt chargé de ces rapides nuages d’où s’élancent les tempêtes les plus épouvantables que l’on connaisse.
Le nombre des tribus sauvages que les Japonais sont venus combattre s’élève à dix-huit.
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