Edmond Plauchut, La Traite des coulies à Macao
“ Le Chinois qui est revenu de Macao n’a donc qu’à se bien conduire : s’il commet la faute la plus légère, les coups de bâton sur la plante des pieds pleuvront pour lui au yamen; à tout instant, il sera conduit en prison et soumis à l’affreux régime qui l’y attend; n’ayant plus ni trêve ni repos, un seul salut lui reste, c’est de quitter son pays, et c’est ce que font neuf coulies sur dix. Désormais sans famille et sans foyer, errant de province en province, le malheureux finit généralement par devenir bandit ou pirate. ”
