Résumé

Essai sur la régence de 1870 d'après les documents authentiques… (1870)

Le général Margueritte regarde sans hésiter les nombreuses bouches à feu et l'épaisse forêt de baïonettes au milieu desquelles il va engager ses escadrons. Lui aussi appartient, comme le général Ducrot, à cette vaillante école de soldats nourris des enseignements de l'épopée impériale, il est de ceux qui croient qu'à la guerre on ne combat pas seulement pour vaincre, et qu'à côté du succès qui dépend de Dieu, il y a l'honneur qui dépend de nous ; il sait que sur les champs de bataille les hommes ne meurent pas, qu'il commencent à vivre dans la légende de l'avenir et l'âme
Source : Gallica

Essai sur la régence de 1870 d'après les documents authentiques… (1870)

Le général Michel se met à la tête des deux régiments de cuirassiers et les entraîne sur la route de Morsbronn. La brigade s'élance au cri de « vive l'Empereur » qui domine un moment le bruit de la fusillade, et comme si ce nom eût réveillé sur tous le champs de bataille d'autrefois les soldats de la grande armée, on vit passer ces hommes bardés de fer tels qu'une apparition légendaire et terrible. La charge passe à travers les feux des pelotons Prussiens, disperse les colonnes d'attaque, et pénètre dans le village de Morsbronne.
Source : Gallica

Essai sur la régence de 1870 d'après les documents authentiques… (1870)

Par malheur, le maréchal avait comme toute sa génération appris à distinguer entre le Prince et la Patrie, distinction fausse, car elle sépare deux idées étroitement unies; distinction funeste, car elle détruit la discipline sociale, et peut servir d'excuse à toutes les fautes comme à toutes les ambitions. La patrie n'est pas seulement la terre que nous foulons du pied, c'est la société dans laquelle nous vivons; c'est la religion vénérée de notre enfance; c'est l'honneur du nom français
Source : Gallica

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