Résumé

Georges Renard Le travail dans la préhistoire… (1931)

Mais peu à peu, si les bracelets, les colliers, les vases, les haches et les poignards métalliques reproduisent des formes déjà usitées, l'épée, le casque, la cuirasse, le bouclier, la fibule et l'épingle qui servent à attacher les vêtements, s'émancipent de cette imitation. Les innovations passent d'un peuple à l'autre chacun, tout en gardant des traits personnels, emprunte au voisin, et c'est là qu'éclate nettement l'impropriété qu'il y aurait à parler d'un âge du bronze qui aurait été vécu en même temps par l'humanité entière, ou même simplement par toute l'Europe.
Source : Gallica

Georges Renard Le travail dans la préhistoire… (1931)

En d'autres pays ce fut la canne à sucre ou le riz, comme au Japon, qui servirent à verser l'ivresse ailleurs, l'orge ou le lait, comme chez les Tartares, ailleurs la sève du palmier ou du bouleau remplirent le même office. L'Inde eut le soma qui attisait le feu les Aztèques, quand les Espagnols envahirent le Mexique, tiraient de l'agave le pulqué pétillant et sucré. Ainsi, raffinant déjà la satisfaction de ses besoins, l'homme se créait des boissons, qui à petite dose faisaient éclater le rire sur les lèvres, mais qui, prises avec excès, faisaient gronder dans les têtes colère et déraison.
Source : Gallica

Georges Renard Le travail dans la préhistoire… (1931)

« O les nus, les mendiants, toujours en quête de laine, de poil de chameau, de dattes, quelle vie que votre vie Vous campez toujours au même endroit, au milieu des ordures et mangés par les puces. Vous faites un métier d'esclaves. Vous travaillez sans répit l'hiver, vous labourez l'été, vous moissonnez. » Cette hostilité n'empêche pas entre les deux groupes une certaine solidarité d'intérêts. Mais il faut reconnaître que leur vie aventureuse fait aux nomades une mentalité spéciale. Ils ont soif d'espace, de liberté, d'inconnu.
Source : Gallica

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