Hans Christian Andersen,
Livre d'images sans images
(1859)
“ Je regarde du haut d'un ciel calme ces nuages qui s'envolent, me disait la Lune; je vois ces grandes ombres qui passent rapidement sur la terre. Je regardais une prison. Une voiture couverte s'y était arrêtée devant la porte, on allait emmener un prisonnier. Mes rayons pénétraient à travers les barreaux de la fenêtre et éclairaient un mur, sur lequel le prisonnier gravait quelques lignes pour dire adieu à sa cellule; mais ce n'étaient pas des mots qu'il y inscrivait, c'était un chant dans lequel il épanchait son cœur. ”
