Résumé

Jean Pierre Robin Essai de topographie médicale de la Côte Saint-André… (1855)

Dans nos contrées aucune maladie n'est plus fréquente, chez l'adulte, que le rhumatisme articulaire aigu ; aucune n'est plus fréquente, chez le vieillard, que la maladie organique du cœur.
Cette cruelle conclusion si fatalement enchaînée à ses prémisses, s'explique d'autant plus facilement que le seul moyen de l'éviter ne peut pas être employé. Le paysan avide de la saignée, quand il n'en a pas besoin, la repousse, comme un arrêt de mort, dans les maladies où elle pourrait lui rendre le plus de services.
Source : Gallica

Jean Pierre Robin Essai de topographie médicale de la Côte Saint-André… (1855)

Ici comme dans les grandes villes, peut-être plus que dans ces dernières, les gens du peuple ont une aversion très-prononcée pour l'hôpital. Il leur semble que leur entrée dans cet asile de bienfaisance est une tache pour leur famille et pour eux une certitude de mort. Leur triste réduit dénué de tout, où tant de privations les attendent, leur paraît plus doux que l'hospice où ils sont entourés de tous les secours que l'art peut donner, de tous les soins que multiplie la charité chrétienne et de tous les égards qu'inspirent la souffrance et le malheur.
Source : Gallica

Jean Pierre Robin Essai de topographie médicale de la Côte Saint-André… (1855)

Toutes les fois que je me suis trouvé en face d'une maladie organique du cœur, je n'ai point manqué de questionner le malheureux qui en était atteint, sur ses antécédents, et dans l'immense majorité des cas, le rhumatisme a pu être invoqué comme cause de ces lésions. A mes yeux, il est bien démontré par les faits dont j'ai été témoin, que la plupart des altérations valvulaires sont les derniers anneaux
d'une chaine qui commence par le rhumatisme et se continue par l'endocardite.
Source : Gallica

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