L. de Sainte-Marie

Résumé

L. de Sainte-Marie Quelques notes sur l'An-Nam (1895)

Sans doute ce système administratif répugne à nos idées, et nos moeurs le réprouvent. Mais si nos fonctionnaires peuvent tenir convenablement leur rang, c'est que notre civilisation, plus digne dans sa manière d'agir, leur assure un traitement proportionné à leurs besoins.
Rien de semblable en Annam, là-bas comme chez nous, les fonctionnaires sont obligés de représenter. Mal payés, ils volent pour tenir leur rang, et ils volent
sans crainte.
Source : Gallica

L. de Sainte-Marie Quelques notes sur l'An-Nam (1895)

Son menu ordinaire se compose d'une demi-livre de riz, d'une salade relevée de piments rouges, de poissons pourris, d'une cuisse de poulet, de tranches de porc et de chien comestible. Ce dernier se reconnaît facilement à la langue et au palais qu'il a complètement noirs.
Le riche y ajoute des ailes de requin, un canard séché au soleil et sentant mauvais, du caïman et des nids d'hirondelles, mais il faut être extrêmement « calé » pour se permettre un pareil luxe culinaire.
Source : Gallica

L. de Sainte-Marie Quelques notes sur l'An-Nam (1895)

Dans la vie ordinaire, comme tout citoyen qui se respecte doit avoir plusieurs femmes, c'est avec joie que l'épouse voit entrer sous le toit conjugal la concubine qu'il plaît au mari d'y introduire; et si la loi annamite punit de mort l'adultère, c'est moins pour venger l'honneur du mari outragé, que pour protéger le principe sacré de la famille.
Source : Gallica

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