M. Marc-Monnier, Le comte Joseph Gorani d'après ses mémoires inédits
“ Quand l’excellence fut hors d’affaire, tout Lisbonne se mit en fête ; ce n’étaient que Te Deum, réjouissances publiques et privées ; on priait tous les matins, on dansait tous les soirs, et un déluge de poésies inonda le palais du ministre. « Je fis moi-même des vers à cette occasion, dit Gorani, mais mes vers étaient sincères, puisque j’étais persuadé que mon bienfaiteur l’était aussi de tout le Portugal. » Cet enthousiasme ne dura pas ; le jeune courtisan s’aperçut un peu tard que le comte d’Oeiras n’était pas un homme de bien, ni peut-être même un homme de génie. ”
