Résumé

Séjour en Afrique (1836)

L'Afrique a passé, comme notre vieille Europe, par les phases de la barbarie et de la civilisation : soumise aux Romains, devenue province de leur vaste empire, elle a partagé, subi aussi toutes leurs épreuves, supporté leurs malheurs ; puis elle a reçu d'autres lois, changé de religion : elle s'est faite mahométane; la civilisation a relevé alors la tête; elle s'est assise dans les mosquées, au sommet des minarets et des tours, dans les palais des deys, ou sous les fraîches arcades des maisons maures
Source : Gallica

Séjour en Afrique (1836)

A un quart de lieue, nous rencontrons des troupes envoyées au-devant de nous ; la pluie tombait avec plus de violence, le brouillard s'était encore épaissi; nous marchons au hasard tombant dans des trous, dans des ornières, enfoncés dans l'eau et dans la boue jusqu'aux genoux. Pour comble de malheur, l'une de nos voitures vient à verser : il est huit heures du soir , la nuit est d'une obscurité profonde, et nous n'avions pas une lanterne pour éclairer ceux qui tentent de la relever. Il faut attendre une grande heure qu'on soit venu du camp avec des lumières.
Source : Gallica

Séjour en Afrique (1836)

Ce n'est plus Alger avec ses maisons blanches en amphithéâtre, Alger carrière de pierres étincelantes aux rayons du soleil d'Afrique : c'est une ville espagnole, partagée en deux par une ceinture verdoyante d'arbres suspendus sur un profond ravin, et protégée par un ceinturon dé remparts formidables.
Les espagnols ont possédé Oran pendant long-temps : aussi les retrouve-t-on à chaque pas; leur souvenir est vivant
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partout. Les rues sont plus larges ici qu'à Alger ; presque toutes sont praticables aux voitures, quelques-unes sont plantées d'arbres.
Source : Gallica

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