Vilmorin-Andrieux

Résumé

Vilmorin-Andrieux Les Plantes potagères

Il n’est pas toujours facile de reconnaître le moment précis de la maturité d’un melon, les caractères qui l’indiquent varient avec les espèces et sont parfois assez peu apparents. Dans un grand nombre de variétés, quand la maturité est proche, le pédoncule se cerne, c’est-à-dire qu’il se produit à l’entour des crevasses souvent profondes comme si le fruit allait se détacher de la plante. Dans presque tous les melons, la maturité est annoncée également par l’amollissement de la partie qui avoisine l’œil ; au lieu de rester dure, elle commence à céder à la pression et à fléchir sous le doigt.
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Vilmorin-Andrieux Les Plantes potagères

Rien n’est plus facile que de décrire de la façon la plus rigoureuse un individu unique, de même qu’il est extrêmement aisé de tirer des conclusions précises d’une seule expérience ; mais, quand la description doit s’appliquer à un grand nombre d’individus, fussent-ils d’une même variété et d’une même race, la tâche est plus difficile, comme lorsqu’il s’agit de conclure à la suite d’une série d’expériences donnant des résultats divergents et parfois opposés.
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Vilmorin-Andrieux Les Plantes potagères

Au contraire, cette fécondité par elle-même, et seulement par elle-même, c’est pour ainsi dire l’espèce tout entière. C’est à la fois ce qui assure sa perpétuité, sa flexibilité et sa faculté d’adaptation aux divers milieux où il lui faut vivre. On peut concevoir que, dans les conditions ordinaires de l’habitat primitif d’une plante, l’espèce se maintient semblable à elle-même par le fait de fécondations croisées continuelles, qui noient, pour ainsi dire, les quelques cas rares et faibles de variation qui peuvent se produire (car partout et toujours les êtres vivants tendent à varier) .
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