Résumé

Émile Macquart Les réalités algériennes : étude sur la situation économique de l'Algérie… (1906)

L'Algérie, était un nouveau Pays de Cocagne, où tout poussait sans effort, surabondamment. En 1848, le Moniteur reproduisait un article dithyrambique du Courrier Français s'écriant : « Les citoyens qui vont s'y rendre, n'auront pour ainsi dire qu'à la frapper du pied pour en faire sortir les moissons, les herbes potagères et les arbres à récolte : vigne, oliviers et mûriers (1) ». L'Algérie devait nous approvisionner de café, de thé, de coton, de cochenille, d'indigo, de canne à sucre, de cacao, de poivre, de cannelle, de vanille, de manioc, de quinquina, — que sais-je !
Source : Gallica

Émile Macquart Les réalités algériennes : étude sur la situation économique de l'Algérie… (1906)

L'Algérie est un pays pauvre, quoiqu'en croient et quoiqu'en disent ceux qui ne la connaissent pas, parce que, sauf en ce qui concerne son étroite bande littorale, d'ailleurs à peine marquée et qui en constitue en quelque sorte la façade trompeuse, son climat est inclément et son sol infertile.
C'est un pays sans avenir parce qu'il ne conduit à rien ; le Sahara constitue pour lui, au point de vue économique, une barrière infranchissable
Source : Gallica

Émile Macquart Les réalités algériennes : étude sur la situation économique de l'Algérie… (1906)

Ce qui détermine, en effet, les cours du vin, en Algérie même, ce n'est pas la récolte algérienne, c'est la récolte française : non seulement parce que le vignoble français écrase de sa masse le vignoble algérien, mais parce que le débouché intérieur de ce pays est à peu près insignifiant, parce que la France est, obligatoirement, le débouché exclusif de la colonie.
Source : Gallica

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