Résumé

Émile Reverchon De la saisie administrative : question nouvelle sur l'art… (1866)

Assurément, si l'on veut exagérer le sens usuel des mots, il est possible de dire que tout fonctionnaire qui commet un abus d'autorité dépasse les limites de son devoir, en ce sens qu'il en dépasse les limites morales, alors même qu'il n'en dépasse pas les limites légales. Mais il ne s'agit pas ici d'une question de bonne conduite et de moralité ; il s'agit purement et simplement d'une question de légalité, et, à ce point de vue, l'abus d'autorité implique précisément le contraire de ce qu'y voit la Cour de Paris
Source : Gallica

Émile Reverchon De la saisie administrative : question nouvelle sur l'art… (1866)

L'arrêt de la Cour de Paris, s'il n'était pas brisé par la Cour de cassation, contiendrait un enseignement plus tristement sérieux: il prouverait que, même en France, la force peut primer le droit, et que cette audacieuse parole d'un homme d'État étranger a fait des disciples dans notre pays. Je suis, quant à moi, de ceux qui ont assez de confiance dans la justice française et qui l'honorent assez pour croire fermement que la Cour suprême et, s'il y a lieu, le conseil d'État, répudieront toute complicité avec une pareille doctrine et la frapperont de leur réprobation.
Source : Gallica

Émile Reverchon De la saisie administrative : question nouvelle sur l'art… (1866)

Vainement on dit qu'il sera bien facile ainsi d'éluder l'art.
75! En aucune façon : car, il faut bien le répéter, l'art. 75 n'est fait que pour garantir les agents du gouvernement contre les poursuites et condamnations personnelles dont ils pourraient être l'objet. Quant à l'administration, ou bien elle se défendra par la voie du conflit, si l'action rentre dans la compétence administrative, ou bien il faut qu'elle accepte le débat devant les tribunaux, si les tribunaux sont compétents pour le juger.
Source : Gallica

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