Kouy-Tcheou

Définition et enjeux

Lucien Vigneron Portraits jaunes (1896)

Que d'autres vantent l'étendue et la richesse de leurs provinces; pour nous, fiers de la véritable gloire de nôtre humble contrée, nous dirons : Et toi, Kouy-Tcheou, terre de la Chine, tu n'es pas la moindre des provinces de l'Empire ! Puissions-nous, un jour, recueillir la moisson fécondée par le sang des martyrs et ne point démentir par notre faute cet oracle vérifié par tant de siècles : Le sang des martyrs est une semence de chrétiens !
Source : Gallica

Portrait de Cucheval-Clarigny Cucheval-Clarigny Revue des Deux Mondes

La population de la province de Kouy-Tchéou tomba de quinze millions à huit ; les provinces de Kouan-Si et de Kouan-Tung ne furent guère moins éprouvées : les provinces les plus épargnées perdirent un cinquième de leurs habitans.
Croirait-on qu’une pareille misère n’arrêtait pas les exactions des mandarins ? Les localités qui faisaient leur soumission et même les habitans qui n’avaient point trempé dans l’insurrection, mais qui désiraient n’être pas inquiétés, achetaient leur tranquillité à prix d’argent. La population était livrée, d’ailleurs, à l’arbitraire des fonctionnaires.
Source : Wikisource

Abbé Blin Vie de M. Jean Hue,... membre de la Congrégation des Missions étrangères… (1875)

Sans ressources d'aucune sorte, mais animés par l'imminence même du danger, ils ont tenu tête durant plusieurs mois, l'année dernière, à une armée de trois mille hommes, que Tchang était allé recruter dans le Kouy-Tchéou. Nous les croyions tous perdus, lorsque nous apprîmes leur triomphe : un païen puissant, sensible à la justice de leur cause, leur avait prêté main-forte, et les ennemis avaient dû se retirer.
Source : Gallica

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