Llanfeare

Définition et enjeux

Anthony Trollope,  Le Cousin Henry

“ Elle devait être, elle méritait d’être la dame de Llanfeare. Tous les fermiers l’avaient estimée et aimée. Sur les serviteurs, elle avait toute autorité. Même à Carmarthen, quand elle y paraissait, on la regardait comme l’héritière reconnue, qui devait, avant peu, être maîtresse de Llanfeare. On disait d’elle, avec raison, qu’elle avait de grandes qualités. Elle était charitable, soucieuse de ce qui intéressait les autres, oublieuse d’elle-même ; elle accomplissait scrupuleusement tous ses devoirs, par-dessus tout elle montrait à son oncle une affection toujours attentive. ”
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Anthony Trollope,  Le Cousin Henry

“ Le jour qui suivit la lecture du testament, Henry Indefer Jones, Esq. de Llanfeare, comme il devait désormais être appelé, fut laissé seul chez lui, sa cousine Isabel étant partie, comme elle en avait manifesté l’intention. L’homme d’affaires n’était plus là ; le docteur et les fermiers ne l’approchèrent pas ; le sommelier et la femme de charge se tinrent à distance ; et ce matin-là il n’y eut sans doute pas dans la Galles du sud d’homme plus tristement isolé que le nouveau propriétaire de Llanfeare. ”
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Anthony Trollope,  Le Cousin Henry

“ De la sorte, il demeurerait le possesseur de Llanfeare. Il n’aimait pas la propriété ; mais il éprouvait une haine si violente pour ceux qui le persécutaient, qu’il considérait presque comme un devoir de les punir en se maintenant en possession malgré eux. S’il pouvait sortir vivant des mains de M. Cheekey, s’il pouvait ne pas succomber aux angoisses de ces heures affreuses, il resterait propriétaire incontesté de Llanfeare. Il serait comme le malade qui supporte une douloureuse opération, soutenu par la certitude qu’il jouira d’une santé parfaite pendant le reste de sa vie. ”
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