Pierre Delaunay

Définition et enjeux

Pierre Véron,  Allons-y gaiment ! (1883)

“ Au théâtre, il faut se donner congé soi-même. Mais, en vérité, pour Delaunay, si soucieux qu'il soit de prendre les devants, l'heure de ce congé-là n'a pas encore sonné.
Fut-il plus sincèrement jeune à aucune époque de sa carrière que nous l'avons vu avanthier dans le Monde où l'on s'ennuie, et hier dans On ne badine pas avec l'amour ?
La retraite, dans des conditions semblables, n'est plus une précaution.
”
Source : Gallica

Pierre Véron,  Allons-y gaiment ! (1883)

“ Delaunay n'a pas le droit de se lasser d'un public qui ne se lasse pas de lui.
Ils ne sont déjà plus si nombreux ceux qui, rue de Richelieu, conservent et perpétuent les traditions du grand art.
* *
Le monde des théâtres a perdu un des hommes qui, pendant une longue carrière dramatique, ont dépensé le plus d'activité et le plus de travail en ce siècle si actif et si travailleur.
Hippolyte Cogniard, après s'être fait un renom de vaudevilliste ingénieux, demanda la fortune à ce métier de directeur qui est un des plus téméraires de tous. La fortune était venue.
”
Source : Gallica

Pierre Véron,  Allons-y gaiment ! (1883)

“ Tant que dure la leçon, les élèves les plus pétulantes sont tout oreilles.
Mais le cours terminé, il faut voir tout l'essaim de fillettes souriantes l'entourer et le harceler de questions ou de suppliques.
C'est la faute de la jeunesse sans fin, cela. Delaunay ne peut avoir l'air imposant de Got, qui reste doctoral après comme avant. Aussi s'enhardissent-elles, les grandes gamines, à le solliciter : — Monsieur Delaunay. est-ce que je ne pourrais pas avoir un billet pour aller vous applaudir?
— Monsieur Delaunay, je dois réciter un monologue dans une soirée.
”
Source : Gallica

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