Raphaël Mengs

Définition et enjeux

Portrait de Armand Dayot Armand Dayot La "National Gallery"

Aucune habileté douteuse, aucune ficelle de métier ne diminue cet art loyal où tout est net, précis et noble. Raphaël Mengs proclamait que Corrège avait rendu, mieux qu’aucun autre maître, l’illusion des corps; et cette observation est parfaitement vraie. Il suffit de voir le tableau que nous donnons ici, l’Antiope du Louvre et la petite Madeleine du musée de Dresde, pour reconnaître qu’aucun peintre n’a modelé les formes avec autant de vérité.
Source : Gutenberg

Th. de Wyzewa Revue des Deux Mondes

Le père de Raphaël Mengs était, on le voit, un homme singulier. Avant de s’établir à Dresde, en 1714, il avait erré un peu partout, étudiant la peinture à Copenhague, avec le peintre français Benoît Coffre (encore un oublié qu’il serait intéressant de remettre en lumière) , puis peignant des miniatures à Lubeck, à Hambourg, à Mecklembourg, à Schwerin. Il était bon peintre, connaissant à fond son métier, mais sans la moindre originalité.
Source : Wikisource

Léopold Bachelin Hans Makart et les cinq sens : esquisse esthétique (1882)

Que ceux qui désirent se rendre compte des effets de ce système aillent visiter le Parnasse de Raphaël Mengs, cette œuvre que Winkelmann a saluée comme l'aurore d'un art nouveau, et qui ne nous paraît aujourd'hui qu'un pastiche froid et ennuyeux. Comme on y sent le travail ! Comme on y découvre les emprunts faits à l'antique ! Comme la conception originale est pauvre ! Ce n'est pas une œuvre inspirée, c'est une œuvre faite. On dirait des statues choisies çà et là par l'artiste et groupées avec patience en vue de former un ensemble harmonieux.
Source : Gallica

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