Congestion utérine

Définition et enjeux

Alexandre Louis Gauchet Leçons cliniques sur les maladies de l'utérus et de ses annexes (1858-1860)

La congestion utérine, même sous sa forme la plus simple, la forme aiguë, est chose grave, puisqu'elle témoigne d'une disposition spéciale de l'utérus à devenir le point aboutissant du raptus sanguin; à plus forte raison est-elle une circonstance fâcheuse lorsque les congestions se répètent, et surtout lorsqu'elles sont devenues chroniques; car à une congestion locale et à ses conséquences habituelles, l'hypertrophie, le changement de forme et de situation de l'organe, etc., s'ajoutent le plus souvent des congestions chroniques vers les organes les plus importants de l'économie
Source : Gallica

Amédée Courty Traité pratique des maladies de l'utérus et de ses annexes contenant un appendice sur les maladies… (1881)

L'hypersthénie, augmentant l'intensité, l'énergie, la persistance de la fluxion, donne à la congestion une importance qui dépasse la mesure physiologique et va jusqu'à créer toutes les conditions de la congestion utérine aiguë. Le traitement de cet état morbide ne diffère pas de celui de la congestion et consiste essentiellement dans le repos, le séjour au lit, le décubitus dorsal, la flexion des membres pelviens, l'application de cataplasmes chauds, émollients et calmants sur le ventre, les laxatifs légers, les émissions sanguines déplétives, et de préférence les petites saignées révulsives.
Source : Gallica

Paul Dalché Gynécologie médicale : traitement médical des maladies des femmes… (1912)

La congestion utérine, les poussées fluxionnaires provoquent des métrorrhagies, aggravent les métrites et les altérations préexistantes, favorisent leur éclosion quand elles n'existaient pas. La congestion utérine suffit, elle seule, à produire des troubles, des douleurs dont l'importance est telle que nous lui consacrons plus loin un chapitre spécial l. Les émissions sanguines, la médication défluxionnante, l'opothérapie ovarienne, l'opothérapie polyglandulaire, hypophysaire, surrénale, mammaire, constituent le fond de sa thérapeutique.
Source : Gallica

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