Douce-amère

Définition et enjeux

Portrait de Eugénie de Guérin Eugénie de Guérin,  Journal (1934)

“ COLLEVILLE : que prenaient ces formes. En ce moment pourquoi.
Une lettre de papa et de Mimin. Chers souvenirs, chers envois de la famille, du chez soi tout plein de charmes, avec qui je vais passer ma journée à l'intérieur. Impossible d'être meilleur père et meilleure sœur. Ceux-là ne mêlent pas un grain d'amertume à leur tendresse.
Ames intelligentes, douces, pliantes, que vous êtes bonnes ! que vous êtes rares ! La plupart des affections sont de la douce-amère.
”
Source : Gallica

Thomas Creton,  Les fleurs de la terre et les fleurs du ciel… (1867)

“ D'un parent, d'un ami, d'une âme bienfaisante, Qu'un départ ou la mort est venu vous ravir, Conservez bien toujours la mémoire présente ; Priant, dans votre cœur, Dieu de vous réunir!.
La guimauve désigne une douceur exquise.
La douce-amère exprime une noble franchise.
Dans la belle jacinthe on voit l'aménité; Et dans la gratiole on lit l'humanité.
La fleur que nous voyons aux roseaux aquatiques, Des champêtres plaisirs, nous peint le vrai bonheur : Et le genêt d'Espagne, à la douce senteur, Peint la félicité des vertus domestiques.
”
Source : Gallica

Claudius-Maria Mayet,  Nouveaux souvenirs de Verdelais… (1856)

“ « Comme ma Mère, toujours je serai bonne , prévenante et douce ; toujours je seni humble; cachée et modeste; toujours je serai patiente, résignée, égale dans la souffrance ; toujours j'aimerai la Croix et la prière; toujours je
me tiendrai bien intimément unie à vous, et par vous à Jésus, mon divin époux.
« Bonne Mère, je vous le jure, je vivrai, je veux vivre dans vos bras jusqu'à mon dernier soupir ; je veux mourir d'amour sur votre cœur sans tache.
« Toutefois, j'ai besoin de prouver par des actes à mon auguste maîtresse, ma dépendance et mon sincère amour.»
”
Source : Gallica

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