Résumé

André Hallays Autour de Paris : en flânant, à travers la France (1910)

Peut-être le paysage de Livry, ce paysage modeste et gracieux du Parisis qu'elle décrit si joliment — « ce jardin, ces allées, ce petit pont, ces avenues, cette prairie, ce moulin, cette petite vue, cette forêt » — est-il celui qui s'accorde le mieux avec son imagination.
Exaltée dans sa tendresse maternelle, passionsionnée dans ses amitiés, Mme de Sévigné offre le contraste d'une sensibilité ardente et d'un goût mesuré. Sonesprit judicieux redoute l'excès et le désordre. L'humble et fine élégance de cette campagne des environs de Paris devait l'enchanter.
Source : Gallica

André Hallays Autour de Paris : en flânant, à travers la France (1910)

Au dehors, cette église nous charmait surtout par son pittoresque; au dedans, elle nous donne une impression de parfaite beauté.
Elle nous ravit d'abord par l'équilibre de ses diverses parties, par la justesse de ses proportions. Son plan est un chef-d'œuvre. Dans presque toutes nos cathédrales, nous admirons le chœur, puis nous admirons la nef; si nous voulons embrasser tout l'édifice d'un coup d'œil, nous sommes encore étonnés par sa grandeur et sa majesté, mais notre œil n'éprouve plus la même volupté, notre esprit la même satisfaction.
Source : Gallica

André Hallays Autour de Paris : en flânant, à travers la France (1910)

Le vallon de Juilly a la grâce modeste et pénétrante des exquis paysages de l'Ile-de-France.
Au fond s'étendent des pelouses et un étang aux rives régulières. Sur l'un des revers, un beau parc ouvre ses grandes avenues parallèles qui débouchent sur de larges horizons, un parc fait à souhait pour la promenade d'un métaphysicien, un parc cartésien. Sur le revers opposé, une ferme, un pigeonnier, puis les vastes bâtiments du collège, massives constructions du dix-septième siècle, dont les façades austères et nues ne sont point sans grandeur.
Source : Gallica

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