“ ALMAGESTE, s. m. (Astron.) est le nom d’un ouvrage fameux composé par Ptolomée. C’est une collection d’un grand nombre d’observations & de problèmes des Anciens, concernant la Géométrie & l’Astronomie. Dans le Grec, qui est la langue dans laquelle il a été composé originairement, il est intitulé σύνταξις μεγίστη, comme qui diroit, très-ample collection : or de ce mot μεγίστη, avec la particule al, il a été appellé almageste par les Arabes, qui le traduisirent en leur langue vers l’an 800, par ordre du Calife Almamoun. ”
Almageste
Définition et enjeux
Citations sur “Almageste”
Albert Dufourcq, Revue des Deux Mondes
“ La théorie des Planètes du premier présente sous une forme synthétique et déductive la doctrine de l’Almageste ; le système de Ptolémée inspire ses recherches et celles de ses élèves ; ils construisent des appareils, calculent des tables et des éphémérides, constatent peu à peu que, si le système des épicycles et des excentriques est préférable à la théorie des sphères homocentriques, il s’en faut qu’il sauve toutes les apparences et explique tous les phénomènes ; ils en viennent à chercher autre chose. Ils osent même abandonner la réserve d’Hipparque et de saint Augustin ”
Gossuin de Metz,
L’Image du monde
“ Il s’agit naturellement de Claude Ptolémée, né, à ce qu’on croit, à Ptolemaïs dans la Thébaïde, qui enseignait à l’école d’Alexandrie au milieu du IIe siècle après Jésus-Christ. Son ouvrage a été traduit par Boèce. Mais le titre arabe dont se sert notre auteur, l’Almageste, tend plutôt à faire supposer que la traduction employée pour l’Image du Monde est celle faite par ordre de Frédéric II vers 1230 [90] . Le roi Ptolémée de notre encyclopédie appartient à la dynastie des Lagides, dont aucun n’a laissé de traces comme astronome. ”
Jean-François Marmontel,
Œuvres complètes de Marmontel, tome 8
(1851)
“ Allez, Almagre, allez le trouver; mais surtout gardez-vous de lui rappeler ni vos bienfaits , ni ses promesses ; gardez-vous de prétendre au partage de l'or qu'il fait accumuler : c'est la rançon d'un Indien que, sans vous, on a fait captif; vous n'avez point de droit au partage, et Pizarre l'a déclaré. » A ces mots, l'orgueil et l'envie s'allumèrent dans le coeur d'Almagre ; mais il feignit de douter encore que son ami pût être ingrat. « Comment ne trahiraitil pas l'amitié , la reconnaissance? reprit le fourbe ; il trahit bien son roi, sa patrie et son Dieu. » ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Almulus (Salomon) , auteur d’une explication des songes en hébreu, in-8o. Amsterdam, 1642. Alocer, puissant démon, grand-duc aux enfers ; il se montre velu en chevalier, monté sur un cheval énorme ; sa figure rappelle les traits Alocerdu lion ; il a le teint enflammé, les yeux ardents ; il parle avec gravité ; il enseigne les secrets de l’astronomie et des arts libéraux ; il domine trente-six légions. Alogricus. Voy. Alruy. Alomancie, divination par le sel, dont les procédés sont peu connus. C’est en raison de l’alomancie qu’on suppose qu’une salière renversée est d’un mauvais présage. ”
Jules Ruelle, Almoran et Hamet : drame lyrique en 4 actes (1845)
“ Et le trône de Perse et la main d'Almeyde! Y Un deuxième coup de tonnerre se fait entendre. ALMORAN, se levant. Depuis longtemps séduit par un charme vainqueur, J'adore en secret Almeyde! Le ciel, en qui l'autorité réside, Pénétrant le fond de mon cœur, A sanctifié mon ardeur. ”
Francis Jammes,
Le Roman du Lièvre
“ Almaïde rougit et se tait un instant, puis : — Comment faites-vous à l’amour ? ... Et, en demandant cela, son cœur bat, ses oreilles bourdonnent. Elle ne sait si elle regrette d’avoir parlé. Elle étend le bras et, à travers la mousseline de la manche, elle sent la joue brûlante du petit pâtre. Un long moment ils demeurent ainsi, muets, immobiles, étourdis par leur désir hésitant et par le violent parfum qui s’élève des menthes rouges. ”
Jacques de Voragine,
La Légende dorée
(1261-1266)
“ « Si tu es noble, pourquoi as-tu des mœurs d’esclave ? » Et elle : « Parce que je suis l’esclave du Christ ! » Et Quintien : « Si tu te dis noble, comment peux-tu, en même temps, te dire esclave ? » Et elle : « L’esclavage du Christ est la noblesse suprême. » Alors le consul lui dit de sacrifier aux dieux, ou, si elle s’y refusait, de s’apprêter à tous les supplices. Et Agathe lui dit : « Quêta femme soit comme ta déesse, Vénus, et que tu sois, toi-même, comme a été ton dieu Jupiter ! » ”
“ Almamy, lui dis-je, je te remercie mille fois de la façon dont tu m’as traité. Tu m’as soigné comme un père soigne son fils. Aussi, que je reste en Afrique ou que je rentre dans le pays des blancs, jamais je ne t’oublierai, et mon plus cher désir sera de revenir te voir. — Si je t’ai traité comme un fils, me répondit-il, c’est que je t’aime comme un fils, et ce sera un bonheur pour moi de te revoir. Je te recommande les enfants de mon peuple que j’envoie avec toi : ils sont jeunes, mais les jeunes ont quelquefois plus de tête que les vieux. ”
M. Durand, Vie et culte de Sainte Opportune… (1873)
“ Au milieu de cette alarme générale les habitants d'Almenêches tournent leurs regards vers leur protectrice accoutumée. Pour lui témoigner leur amour, pour lui élever un sanctuaire, ils venaient de faire de généreux sacrifices, les abandonnera-t-elle à la merci d'un ennemi qui sème partout sur son passage le deuil et la ruine ? Ils connaissent trop bien leur bonne Sainte pour s'arrêter à cette horrible pensée et pour laisser l'espérance s'évanouir de leurs cœurs. ”
Sylvain Maréchal,
La Femme Abbé
“ Oh! combien les hommes se rendent malheureux de leur propre fait! Trompé par une coquette, Saint-Almont se fait prêtre, c'est-à-dire, il se punit des fautes d'autrui; et par (p. 217) suite, il réduit au désespoir la fille sensible que la nature lui adressait comme par la main pour réparer l'erreur qu'il avait commise avec une autre si peu digne de lui! Quelle bizarrerie! quel renversement de toutes les idées saines! Pauvre Agathe! que je vous plains! mais demeurez ici, et ne mourez pas; restez dans cette carrière, sous la terre qui n'est pas digne de vous posséder dessus. ”
Jules Ruelle, Almoran et Hamet : drame lyrique en 4 actes (1845)
“ ALMORAN. Non ! tant que de Hamet la funeste existence, D'Almeyde pourra soutenir la constance , Jamais je ne dois espérer D'elle la moindre complaisance. De son amant, enfin , je veux me délivrer ! LE MUPHTY. Garde-t'en bien, surtout d'après l'emploi magique Du talisman! Au lieu de ce forfait tragique Qui te mettrait dans le plus grand danger, Arme sa main, détruis sa confiance, En lui faisant envisager Les supplices cruels tout prêts pour ta vengeance ! Il t'est permis de l'affliger; Mais s'il périt, il faut que sa mort vienne De sa main même , et non pas de la tienne. ”
Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
Le Sopha (1742)
“ Nous nous en sommes flattés, pourtant, répondit vivement Moclès, qui craignait qu’en laissant à Almaïde le temps de la réflexion, elle ne sentît combien les raisonnements qu’il employait étaient faux ; nous avons osé le croire, et dès ce moment nous voilà coupables d’orgueil. Je suis bien aise, continua-t-il, et je vous loue sincèrement de ce que vous sentez que tant qu’on ne s’est point mis à portée de pouvoir faire une comparaison exacte du vice et de la vertu, l’on ne peut avoir sur l’un et sur l’autre que des idées fausses. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Il appuie ce sentiment sur le culte particulier qu’on sait que les Palmyréniens rendoient au soleil. Pour ce qui est de Malachbelus, ce mot est composé de deux autres ; savoir, malach, qui veut dire roi, & baal, seigneur. Ce dieu étant représenté avec un croissant & une couronne, il est certain, prétend M. Spon, que c’est la Lune, ou le dieu Lunus, l’Ecriture-sainte désignant souvent la lune par l’épithete de reine du ciel ; ainsi le prophete Jérémie, condamnant l’usage d’offrir des gâteaux à cette déesse, s’exprime ainsi : Placentas offert reginæ cæli. ”
Jules Ruelle, Almoran et Hamet : drame lyrique en 4 actes (1845)
“ Non , à tous deux notre cœur nous le dit, Tous deux l'amour nous y convie. ALMEYDE, Ils me font oublier cet attentat mortel, Les efforts redoublés de l'amour criminel Du barbare qui nous opprime ; Oui, le sort ennemi du crime Que mon honneur a préservé, Doit être aussi celui qui vous a conservé. ALMORAN, faux Hamet. Que ferons-nous, hélas ! de l'amour, de l'estime, Si nous restons toujours de désirs dévorés Et l'un de l'autre séparés, Sans cesse en proie à nos allarmes, Refusant de l'amour les bienfaits et les charmes, Sans profiter de ce moment, Pour nous lier étroitement ? ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ IV. Quatre jours après, le consul la fit comparaître -149- devant lui, et, de nouveau, lui ordonna d’adorer les dieux. Et Agathe : « Tes paroles ne sont que du vent ; comment veux-tu, insensé, que j’adore les pierres, et que je renie le Dieu du ciel qui m’a guérie ? » Et le consul : « Qui t’a guérie ? » Et Agathe : « Le Christ, fils de Dieu ! » Et Quintien : « Oses-tu citer de nouveau ce nom que je ne veux pas entendre ? » Et Agathe : « Tant que je vivrai, mon cœur et mes lèvres invoqueront le Christ ! » Et Quintien : « Nous allons bien voir si ton Christ te guérit une seconde fois ! » ”
Jean de Prats, L'Église africaine ancienne et moderne (1892)
“ Le cruel est un corsaire d'Alger. Je ne demande pas sa mort; cet homme, dont les malheurs vous touchent, est un papas, et ses compagnons sont aussi chrétiens ; leur liberté est entre vos mains; puis-je l'espérer de votre bonté, Seigneur ? Lampédoza est une île que vos soldats vous ont acquise lors du siège de Malte, et le dey d'Alger n'a aucun droit sur elle; enlever ceux qui viennent y habiter, c'est peu respecter Votre puissance. ”
George Sand,
Oeuvres de George Sand
(1838)
“ Cette étoile est plus belle que tous les souvenirs de ma vie, et la partie élhérée de mon âme s'élance vers elle et se détache de la terre et de moi-même. Ami, est-ce là ton astre ou le mien? Lui parles-tu maintenant? Je reviens à l'histoire de mon Malgache, c'est-à-dire. j'y reviendrai demain; je suis las et je vais dormir de ce bon et calme sommeil d'enfant que j'ai retrouvé au bercail, comme un ange attaché à la garde de mon chevet ; je t'envoie une fleur de mon jardin. Bonsoir, et que la paix des anges soit avec toi, confesseur de Dieu et de la vérité ! ”
Jules Ruelle, Almoran et Hamet : drame lyrique en 4 actes (1845)
“ Le ciel approuve son ardeur, A ses désirs il se montre propice, Que son décret sur-le-champ s'accomplisse ! HAMET, se levant. Peuple qui vivez sous ma loi, Gardez-vous d'écouter une telle imposture; Depuis déjà long-temps Almeyde a ma foi, Elle ne peut avoir un autre époux que moi D'après les lois de la nature! ”
Eugène Asse, Les petits Romantiques. Antoine Fontaney… (1900)
“ Le roman finirait là, par la vieille phrase des contes d'autrefois : « Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants », si Almaria, en revenant par mer de sa visite au saint homme, n'était prise par des pirates, à point nommé pour fournir de nouveaux chapitres au romancier. Conduite à Tunis par ses ravisseurs, elle est vendue au roi, vieillard généreux autant que passionné, qui, follement épris de sa nouvelle esclave, l'épouse et partage son trône avec elle. ”
Sylvain Maréchal,
La Femme Abbé
“ Une circonstance me consola du peu de succès de cette démarche singulière, et bizarre, si tu veux, ma bonne Zoé. C'est que Saint-Almont ne put voir mon visage; par conséquent, je concevais l'espoir d'une autre entrevue avec lui. Dans ce dessein, j'avais pris aussi la précaution de déguiser ma voix. (p. 071) À la lecture de cette lettre contenant l'extrait de ce qui s'est passé au confessionnal de Saint-Almont, tu vas me répéter: «Eh bien! quel est ton but, Agathe? Si tu aimes véritablement, modèle-toi sur l'objet de ton amour. Sois aussi sage, aussi réservée que lui.» ”
Charles Renel, Les amulettes malgaches Ody et Sampy (19..)
“ Plus d'un Malgache, inféodé à la Mission catholique, porte assez ostensiblement une médaille de la Vierge ou un scapulaire, et cache rituellement en quelque coin de sa maison un talisman de richesse ou une amulette d'amour. ”
Édouard Conte, Espagne et Provence, impressions (1895)
“ « Tu choisis quelqu'un dont la probité te protégera parmi les tromperies des hommes, il est le premier à te tromper. » Alceste, dans le Misanthrope, ne parle pas autrement. Comme Alceste, il se plaint des naturels légers : « Les eaux du Rhône, le souffle du mistral, sont moins violents que la fougue et l'instabilité des esprits. Vous ne diriez pas un peuple, mais une poussière que le vent fait tournoyer. » ”
Jean-François Marmontel,
Œuvres complètes de Marmontel, tome 8
“ C'est là ce que nous ont appris les Indiens de ces vallées, qui, sous le joug d'Ataliba, pleurent le malheur de leur roi.—Et où est la prison de ce roi? lui demanda l'ambitieux Almagre.—Elle est, répond Valverde, dans le fort de Cannare, ville située sur la route de Quito à Cassamalca.—Allez, c'est assez, dit Almagre: rendez-vous au port de Rimac. Vous n'en partirez point, sans y avoir reçu des marques de reconnaissance d'un homme qui hait les ingrats, et qui ne le sera jamais. ”
“ « Réjouissons-nous tous dans le Seigneur de ce que Agathe, remplie d’allégresse, est venue pour souffrir d’une manière excellente, comme il a été dit d’elle : Agathe allait à la prison avec la plus grande joie, et comme en triomphe. C’est pourquoi mêlons notre joie à sa joie, et réjouissons-nous avec elle dans le Seigneur. » Pour la bienheureuse Agnès, l’office de la messe est : Me expectaverunt peccatores, et on peut en voir la raison dans sa légende. V. Et remarque que pour les vierges on dit quelquefois l’épître Confitebor tibi, Domine (Ecclés., c. li) ”
Francis Jammes,
Le Roman du Lièvre
“ Almaïde d’Etremont a voulu revêtir, pour ces courses alpestres, le capulet et le châle ossalois. Elle-même a brodé les aconits, les pavots et les colchiques d’automne sur la soie sonore et luisante que bombe sa gorge. Et Petit-Guilhem ne l’aime que mieux ainsi, car elle ne lui paraît plus être la demoiselle des Aldudes, mais la sœur des chevrières qu’il délaisse et qui, de l’éclatante blancheur des couchants, ramènent l’ombre harmonieuse des troupeaux. Qu’il est bon que se dissipe enfin la tristesse d’Almaïde ! Oh ! l’écœurante vie que, jusqu’à présent, elle a traînée ! ”
Justin Cénac-Moncaut, Aquitaine et Languedoc, ou Histoire pittoresque de la Gaule méridionale… (1848)
“ Oui, ton frère est mort.... Mort deux fois à l'âge où l'on est à peine entré dans la vie, et celle qui donna le signal de ce meurtre, c'est celle femme que tu appelles ta mère et qui voudrait être aimée par toi ! A ces mots Thèodegothe fit éclater un cri inexprimable de désespoir et de colère; mais Amalgise lui jeta un regard d'indignation et de mépris si incroyable pour cet âge, que la parole expira sur les lèvres de la reine. ”
Jules Ruelle, Almoran et Hamet : drame lyrique en 4 actes (1845)
“ ALMORAN. Non, non, je suis inexorable ! L'univers à mes pieds n'aurait que mon dédain!. La garde entraîne Hamet. Almeyde tombe évanouie. Fin du 3e acte. 2tct,e IV. Le théâtre représente une pièce de l'appartement d'Almoran. SCÈNE PREMIÈRE. ALMORAN, seul, fort agité. Partout de trahison j'aperçois des vestiges. J'ai peine à contenir un transport de fureur! Quoi! le ciel consulté prononce en ma faveur; La nature pour moi déployé ses prodiges , Et, cependant, ordres, décrets, prestiges, Illusions, rien ne peut résister Au pouvoir qui s'obstine à me persécuter !. ”
Dante Alighieri,
La divine comédie. Le purgatoire
(1845)
“ Sentant frémir l'air sous leurs ailes verdoyantes et rapides, le tentateur s'enfuit ; d'un vol égal, les anges remontèrent à leur poste. L'ombre, invitée par le juge à s'en rapprocher, ne cessa de m'examiner pendant le combat. Et à moi : « Puisse ton divin flambeau conserver assez de cire pour te mener à la cime diaprée ! » Si tu as recueilli des nouvelles du Val-di-Magra ou des plages voisines, apprends-le-moi : j'ai régné dans ce pays. » Je fus appelé Conrad Malaspina, non l'ancien, mais son descendant. Je portai à ma famille un amour qui s'épure dans la sphère expiatoire. » ”
Edmond Leroy, Histoire de sainte Aldegonde, patronne de Maubeuge (1883)
“ Aldegonde s'est agenouillée ; par sa grâce naïve et presqu'enfantine, elle semble comme une apparition de cette jeune romaine dont la couronne, tressée de lys et de roses, brille dans le Ciel d'un si pur éclat; Aldegonde est bien la sœur d'Agnès. Agnès et Aldegonde, fleurs charmantes, dont la tige tendre et flexible se plie gracieusement et ne rompt pas néanmoins sous les vents impétueux des passions humaines , volontiers on associe vos noms dans une même invocation; l'histoire de votre vie défend de les séparer. ”
