“ Argument : Bala va à Indratîrtha, à Râmatîrtha, à Yamounâtîrtha et à Âdityatîrtha. Légendes de ces tîrthas. 2831. Vaiçampâyana dit : Alors Bala, le plus excellent des descendants d’Yadou, étant allé à Indratîrtha et s’y étant baigné selon les règles, donna aux prêtres des richesses et des joyaux. 2832. En ce lieu, le roi des immortels, le maître des dieux, offrit (jadis) des centaines de sacrifices et donna de grandes richesses à Brihaspati. 2833. Il accomplit ces sacrifices selon les règles. ”
Citations sur “Bala”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Balet, balette, n. m. — Branche de cèdre ou d’épinette dont on fait les balais. — Aller au balette, aller couper des branches dans les bois pour en fabriquer des balais. Figurément, aller au diable. Ex. Va-t-en au balette, au plus vite. ”
Jonathan Swift,
Opuscules humoristiques
“ Mais un balai, direz-vous peut-être, est l’emblème d’un arbre qui se tient sur sa tête ; et je vous prie, qu’est-ce qu’un homme, si ce n’est une créature sens dessus dessous, ses facultés animales perpétuellement montées sur ses facultés raisonnables, sa tête où devraient être ses talons, rampant sur la terre ! ”
“ Dieu vint à Balaam et lui dit : “Qui sont ces hommes que tu as chez toi ?” 10. Balaam répondit à Dieu : “Balac, fils de Séphor, roi de Moab, les a envoyés pour me dire : 11. Voici, le peuple qui est sorti d’Égypte couvre la face de la terre ; viens donc, maudis-le-moi ; peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasser.” 12. Dieu dit à Balaam : “Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni.” 13. Le matin, Balaam, s’étant levé, dit aux princes de Balac : “Allez dans votre pays, car Yahweh refuse de me laisser aller avec vous.” ”
“ Et, s'élançant dans la cour avec la vigueur d'un jeune homme: «Pierre! François, Nicholas, crie-t-il de cette voix qui avait autrefois dominé le bruit du canon, réveillez-vous, paresseux, arrivez, arrivez, apportez-moi un balai, le premier venu, cela m'est égal.»Les trois domestiques accourent à moitié nus; ils pensent que le feu est au château et se pressent effarés les uns contre les autres...«Eh bien!... ce balai? dit le général.--Un balai! articula le pauvre Pierre tout ébahi.--Oui, misérable, un balai; je te demande un balai depuis un quart d'heure.» ”
“ Quiconque te bénit sera béni, et quiconque te maudit sera maudit. 10 Alors Balak se mit en colère contre Balaam, et il frappa des mains ; puis Balak dit à Balaam : Je t’avais appelé pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as expressément bénis déjà par trois fois. 11 Or, maintenant, fuis dans ton pays. J’avais dit que je te ferais beaucoup d’honneurs ; mais voici, l’Éternel t’a empêché d’être honoré. ”
Eugène Bernard, Histoire sainte des écoles primaires… (1880)
“ Balaam était un devin que le roi de Moab, Balac, envoya chercher pour lui faire bénir son armée et maudire celle d'Israël. Mais voici ce qui arriva. Un ange du Seigneur vint, dans un chemin resserré entre deux vignes, barrer le passage à l'ânesse sur laquelle Balaam était monté. La vue de l'ange effraya l'ânesse qui refusa d'avancer. En vain son maître, pour qui l'ange était invisible, chargea-t-il de coups la pauvre bête : plutôt que de faire un pas, elle s'abattit sous son cavalier. ”
“ Retournez à Balac, et vous lui direz ces choses. 17 Balaam étant retourné, trouva Balac debout auprès de son holocauste, avec les princes des Moabites. Alors Balac lui demanda : Que vous a dit le Seigneur ? 18 Mais Balaam commençant à prophétiser, lui dit : Levez-vous, Balac, et écoutez ; prêtez l’oreille, fils de Séphor. 19 Dieu n’est point comme l’homme, pour être capable de mentir ; ni comme le fils de l’homme, pour être sujet au changement. Quand donc il a dit une chose, ne la fera-t-il pas ? ”
Charles Rozan, Petites ignorances de la conversation (1856)
“ On ne dirait pas, par exemple, qu'on met sur le lit de Procruste le roman qu'on délaie outre mesure pour lui faire remplir un plus grand nombre de feuilletons. - Rôtir le balai. — Rôtir le balai se dit d'une femme qui a mené une vie licencieuse et désordonnée. C'est une allusion au balai enflammé que tenaient les sorcières en se rendant à ces assemblées du sabbat qui, selon la tradition populaire, avaient lieu à minuit sous la présidence du diable. ”
comtesse de Sophie Ségur, L'auberge de l'ange gardien
“ Moutier sourit à son tour, mais il ne dit rien, et, prenant un balai, il commença à balayer la salle.ELFY.—Laissez ce balai; prenez l'éponge et le torchon; quand vous aurez lavé et essuyé la table et le fourneau, alors vous balayerez. ”
Notice sur Mgr François-Adrien Rouger… (1889)
“ Le misérable réduit, où gisait cette pauvre abandonnée, n'avait pas vu le balai depuis des mois, c'était la malpropreté et le désordre dans toute leur horreur. Après quelques bonnes paroles à cette malheureuse, notre jeune séminariste retire son rabat, relève un peule bas de sa soutane, retrousse ses manches et se prend àfaire le ménage. Il commence par mettre un peu d'ordre dans le taudis, puis, s'armant d'un gigantesque balai de bouleau, il le promène vigoureusement sous le lit, sous les tables, dans les coins et recoins, qui ne s'étaient jamais vus à pareille fête. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Balaam, sorte de magicien madianite qui florissait vers l’an du monde 2515. Lorsque les Israélites errants dans le désert se disposaient à passer le Jourdain, Balac, roi de Moab, qui les redoutait, chargea Balaam de les maudire. Mais le magicien, ayant consulté le Seigneur, qu’il connaissait, quoiqu’il servît d’autres dieux, et que surtout il redoutait, reçut une défense précise de céder à cette invitation. Cependant, les magnifiques présents du roi l’ayant séduit, il se rendit à son camp. On sait que l’ange du Seigneur arrêta son ânesse, qui lui parla. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ BALAI, ou BALAIS. adj. m. Qualité d’un rubis excellent mêlé de rouge & d’orangé. Carbunculus pretiosior. Ce mot vient de Balassia. Voyez Balassie, où se trouvent ces rubis balais, à ce que dit Ramusio ; dont parlent aussi Aiéton, & Paul Vénitien. Ne viendroit-il point plutôt de balascius, dont se sert Mattiotti dans la vie de sainte Françoise. Sur quoi les Bollandistes remarquent, Mart. T. II, p. 112, que les Académiciens de la Crusca définissent le balascio une pierre précieuse très-brillante, di color bruschono, sans expliquer nulle part ce que c’est que color bruschino. ”
La Sainte Bible selon la Vulgate… (1866)
“ L'ange lui dit : Allez avec eux, mais prenez garde de rien dire que ce que je vous commanderai. Il alla donc avec ces princes. 36. Ayant appris sa venue, Balac alla à sa rencontre jusqu'à une ville des Moabites située à l'extrémité du territoire d'Arnon. 37. Et il dit à Balaam : J'ai envoyé des ambassadeurs pour vous faire venir ; pourquoi n'êtes-vous pas venu me trouver aussitôt ? Ne puis-je pas vous récompenser de votre peine ? 38. Balaam lui répondit : Me voici. Mais pourrai-je dire autre chose que ce que Dieu me mettra clans la bouche ? ”
Joseph-Bernard Rosier,
L'amour : comédie en trois actes…
(1839)
“ LOUISILLE, souriant. C'est difficile; les .grandes dames se remplacentsi vite! Et puis je craindrais que si vous vous adressiez à une femme de cette classe, elle ne se laissât séduire simultanément par l'esprit, par l'or et par le cœur. La marquise de Balaru, par exemple, qui a fait tant d'avanies à son mari que son nom est devenu emblématique, si bien qu'on ne se sert plus du mot cru de Molière, et que pour dire un mari trompé on dit un Balaru. ”
Victor Duruy,
Abrégé d'histoire ancienne : avec des cartes géographiques…
(1862)
“ Balaam, pour qui l'ange était invisible, pressait en vain et frappait sa monture. « Pourquoi me frapper? dit une voix qui paraissait sortir de la bouche de l'âne; ne t'ai-je pas toujours fidèlement servi : » et en même temps les yeux de Balaam s'ouvrirent; il vit l'ange et se prosterna à ses pieds. « Poursuis ton chemin, lui dit le messager du Très-Haut, va , mais tu ne diras que ce qui te sera inspiré. » Balaam, arrivé près de Balac, fut conduit sur les hauts lieux consacrés à Baal ”
Honoré de Balzac,
Pensées, sujets, fragmens
“ « Ah ! vous calculez et vous dites aimer ! fi ! » ↑ C’est, me dit-on, le titre d’un ouvrage théologique inventé par Balzac. ↑ Le curé de village (1837-45) , XIV, 62 : « N’a-t-il pas fait parler [Dieu] l’ânesse de Balaam... » — Selon certains commentateurs, elle n’a pas trop su ce qu’elle disait. » ↑ Le Père Goriot, IV, 96 : « Il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances. » ”
La Sainte Bible selon la Vulgate… (1866)
“ Faites-moi dresser ici sept autels, et préparez autant de veaux et autant de béliers. 30. Balac fit ce que Balaam avait dit, et il plaça un veau et un bélier sur chaque autel. CHAPITRE XXIV Prophétie de Balaam. 1. Balaam, comprenant que le Seigneur voulait qu'il bénit Israël, n'alla plus comme auparavant chercher des augures : mais tournant le visage vers le désert, 2. Et élevant les yeux, il découvrit Israël dans ses tentes et campé par tribus. Alors, saisi de l'Esprit de Dieu, 3. Il commença à prophétiser, et dit : Balaam, fils de Béor, a dit ; l'homme qui avait l'oeil fermé a dit ”
Antoine Oudin, Dictionnaire historique de l'ancien langage françois… (1875-1882)
“ BALAFREUX. Oudin et Cotgrave, Dict. BALAFRÉ. Pasquier, Mono. page 188. BALLAFRÉ. Brantôme, Cap. Fr. T. IV, page 44. BRELAFÉ. Cotgrave, Dictionnaire. BRELAFFRÉ. Molinet, p. 193. Balai, adj. et subst. Qui est de couleur claire. Epithète de Rubis. Il est quelquefois substantif. Le Rubis balais est pâle, couleur de rose. Ce mot pourroit venir/le l'ancien mot françois baillet (2) , qu'on a vu ci-dessus pour clairet, paillet, couleur de chair, et pour épithètede vin. Gautier d'Epinais, dans ses Poës. ”
Alexandre Acloque, Sous les flots (1911)
“ Les mouvements rapides des pattes provoquent, au-dessus de l'ouverture de la coquille, un tourbillon d'eau qui, évidemment, entraîne jusqu'à la bouche de l'animal, avidement ouverte au fond de son repaire, les très petites proies dont il s'alimente. Plus immobiles encore que les moules indolentes, les balanes sont dans l'impossibilité absolue de se déplacer : elles suivent le sort du support qu'elles ont choisi, accompagnent dans la marmite de l'homme la valve d'huître ou de moule sur laquelle elles se sont implantées, ou la carapace du crabe qui les héberge. ”
Isabelle de Charrière,
Caliste ou Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Je vous l’écrivais de Bâle : je serai chaque jour plus abattu et plus triste ; et cela est vrai. Je me vois l’esclave et le jouet de tous ceux qui devraient être (non pas mes amis, Dieu me préserve de profaner ce nom en désirant même qu’ils le fussent !) , mais mes défenseurs, seulement par égard et par décence. Malade, mourant, je reste chez la seule amie que j’aie au monde, et la douceur de souffrir près d’elle et loin d’eux, ils me l’envient. Des injures, des insultes, des reproches. Si j’étais parti faible au milieu de l’hiver, je serais mort à vingt lieues de Colombier. ”
X.-B. Saintine,
La mythologie du Rhin
“ Cependant, ce cri a retenti jusqu’au sommet du frêne Ygdrasil. Troublés, éperdus, les Ases se rassemblent, se regardent, terrifiés, non sans raison, car de la destinée de Balder dépend celle des autres dieux; puis, Balder, le dieu rayonnant, c’est la gloire du ciel, c’est l’amour de la terre; peut-il mourir ce Balder, le plus charmant, le plus pur, comme il est le plus beau des fils d’Odin? si beau que Héla elle-même ne pourrait s’empêcher de sourire en le regardant; si pur que le mensonge est impossible en sa présence, et qu’un vase renfermant une liqueur falsifiée se briserait à son approche ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Le Diable était caché dans la chambre de la dame. Cent fois plus vite qu’un éclair, il alla trouver le seigneur, prisonnier dans sa tour, en Terre-Sainte. — « Écoute. Trois frères, forts comme des taureaux, et méchants comme l’enfer, trois frères se sont faits maîtres chez toi, sans que ni ta femme ni ton fils aient trouvé ni un parent, ni un ami pour les défendre. Nuit et jour, ces gueux font ripaille au château, et vendent les récoltes, pour jouer l’argent. Ta femme leur a dit, il y a trois jours : « Dans un an, je choisirai mon mari entre vous trois. » Voilà ce qui se passe chez toi. ”
Teofilo Folengo,
Histoire maccaronique de Merlin Coccaie
“ Autres, qui estoient plus grands, le defient au jeu de la bale, de ceste bale, dis-je, qu’on a accoustumé d’enfler avec une seryngue. Balde assez par force se met de la partie. On luy donne un brassart, il l’accommode à son bras droict, et sur la main : il se presente à jouër : on fait partie avec telles et telles pactions et pour la victoire on accorde une couronne de fleurs, qui seroit adjugée aux victorieux par le peuple, qui estoit là present. Toutesfois, chacun tend à tromper Balde, lequel de sa part y alloit d’un grand courage et d’un cœur royal, et jamais ne trahit aucun. ”
X.-B. Saintine,
La mythologie du Rhin
“ Parmi tous ces dieux, le plus richement doué de grâces, de vertus, le meilleur, le plus beau, c’est Balder, Balder, le dieu rayonnant par excellence. Quoique fils d’Odin et de Frigg, on eût pu le croire né de Freya, tant il semble représenter l’amour, non l’amour turbulent, passionné, capricieux des Grecs, mais l’amour dans la plus large et la plus noble signification du mot; l’amour, même dans le sens chrétien. Balder, c’est la bonté, la loyauté, l’affection, l’harmonie universelle, qui relie tous les êtres entre eux; Bragi, le poëte, est son frère ”
Charles Braun, Légendes du Florival, ou la Mythologie allemande dans une vallée d'Alsace… (1866)
“ C'est Balder ou Phol, le dieu-soleil par excellence, l'Apollon de la mythologie du Nord. Mais Balder paraît surtout représenter le beau soleil du printemps; c'est le dieu brillant de la saison des fleurs. Son doux regard réchauffe la terre, son gracieux sourire fait épanouir la verdure, et son blanc coursier, comme celui d'Odin, n'a qu'à frapper du pied pour faire jaillir de la terre les sources qui la fertilisent. ”
Émile Souvestre,
Revue des Deux Mondes
“ Outre les peintures dont nous venons de parler, la ville de Bâle possède un grand nombre d’ouvrages moins célèbres, qui ne sont point cependant sans mérite. Nous avons surtout été frappé par un petit tableau de Grienwald, qui rappelle les danses macabres par sa composition. Une femme nue et la tête rejetée en arrière reçoit, sur la bouche, un baiser de la mort, qui la tient renversée dans ses bras livides. ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Alors, le fils du roi couvrit son visage du voile noir, et partit pour le château de son père. Tout d’abord, il courut au parterre, tira son épée, fouilla la terre, et planta la Fleur Dorée, la fleur de baume, la fleur qui chante comme un rossignol. Cela fait, il alla trouver la reine. — « Bonjour, mère. La peste noire est chassée. Dans le parterre du roi, j’ai planté la Fleur Dorée, la fleur de baume, la fleur qui chante comme un rossignol. Mère, menez-moi dans la chambre de mon père. — Viens. » Dans la chambre, cent cierges brûlaient. ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Baal, qui signifie seigneur, maître, roi, comme Adonaï et Melech ou Moloch, est le plus grand nom théogonique de l'Asie occidentale. Ce maitre, ce roi, nous le devinons sans peine, c'est le soleil, le recteur des mondes, le dominateur des étoiles et des planètes, le grand fécondateur qui inonde la terre de lumière et de germes, et dont on fit plus tard le génie même du Soleil, et par suite le dieu créateur et incréé. ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Le roi tira son épée, prit le méchant homme aux cheveux, et lui coupa la tête sur le bordage de la barque. Alors, la tête se mit à parler. — « Écoute. Mange mes oreilles. Ainsi, tu entendras tout ce qui se dit sur la terre, dans le ciel et dans l’enfer. Mange ma langue. Ainsi, tu parleras tous les langages des hommes et des bêtes. Suce mes yeux. Ainsi, tu verras tout ce qui se passe dans le soleil, dans la lune, et dans les étoiles. » ”
Jean-François Bladé,
Contes populaires de la Gascogne
“ Le fils du roi se disait : — « Le temps marqué par les sept lézards est venu. Marche, marche toujours, jusqu’à ce que tu saches où trouver l’épée de saint Pierre. » À minuit, il s’arrêta tout proche d’une rivière. Au bord de l’eau, grelottait un vieux pauvre à barbe grise. — « Bonsoir, pauvre. Mauvais temps pour voyager. Tu grelottes. Tiens. Bois un coup à ma gourde. Cela te réchauffera. » Le vieux pauvre but un coup à la gourde, et ne grelotta plus. ”
