Rudyard Kipling,
Le Chat Maltais
(1908)
“ Des siècles d’oppression et de massacre ont fait du Bhil un larron cruel et à moitié détraqué, ainsi qu’un voleur de bétail ; et, à l’arrivée de l’Anglais, il semblait presque aussi ouvert à la civilisation que les tigres de ses jungles. Mais John Chinn Premier, père de Lionel, grand-père de notre John, pénétra dans son pays, vécut avec lui, apprit sa langue, tua les daims qui ravageaient ses pauvres récoltes, et gagna sa confiance, de sorte que quelques Bhils apprirent à labourer et semer, tandis que d’autres se laissaient enrôler au service de la Compagnie pour policer leurs frères. ”
