Constitution belge

Définition et enjeux

Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de Belgique

Avec cette défiance qu’elle pousse jusqu’à l’énervement du pouvoir, la constitution belge ne pouvait convenir qu’à un petit pays. N’ayant à s’occuper ni de défendre de grands intérêts à l’extérieur, ni à imposer sa puissance et à la faire respecter, le Congrès a restreint son horizon au peuple même pour lequel il légiférait. La force du gouvernement central qui est, dans un grand État, la garantie primordiale de l’existence de la nation, lui est apparue comme un danger pour la liberté.
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Fernand Passelecq La question flamande et l'Allemagne (1917)

L'État belge, notons-le, n'est pas un État autocratique, mais une royauté constitutionnelle. Le pouvoir exécutif n'y est qu'une des branches de la puissance politique. D'après la Constitution belge, tous les pouvoirs émanent de la nation ; rien, en Belgique, ne peut être fait dans l'ordre législatif sinon par la volonté du Corps législatif, lequel comprend le Roi et les deux Chambres, agissant de concert dans les formes exigées par le principe parlementaire de la responsabilité des ministres.
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Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de Belgique

Basée sur les droits de l’homme, la république belge de l’avenir sera réellement une démocratie. Le pouvoir législatif y appartiendra à une assemblée élue au suffrage direct et universel par tous les citoyens majeurs ; l’exécutif, à un sénat de quinze membres doué du droit de véto, mais dont les décisions seront soumises au referendum. Il est impossible de réaliser plus complètement la souveraineté du peuple. Avec un zèle de néophytes, les Belges et Liégeois unis ne se contentent pas de la constitution française de 1791.
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