Alfred de Musset,
Gamiani ou deux nuits d’excès
“ Je n’aurais jamais supposé toutes nos extravagances. D’où te vient ta science ? D’où vient ta passion qui me confond, qui parfois m’épouvante ? La nature ne nous fait pas de la sorte. GAMIANI. Tu veux donc me connaître ? Eh bien ! enlace-moi dans tes bras, croisons nos jambes, pressons-nous ! Je vais te raconter ma vie au couvent. C’est une histoire qui pourra nous monter la tête, nous donner de nouveaux désirs. FANNY. Je t’écoute, Gamiani. GAMIANI. Tu n’as pas oublié le supplice atroce que me fit subir ma tante, pour servir sa lubricité. ”
