Henri Joffre

Définition et enjeux

Portrait de Émile Hinzelin Émile Hinzelin,  Notre Joffre, maréchal de France (1917)

“ Le 4 septembre, à dix heures du matin, des aviateurs viennent dire au général Joffre : - Nous avons vu des colonnes allemandes se diriger vers le sud-est, de Nanteuil vers la
Marne, tandis que d'autres colonnes venant du nord-est s'établissent sur l'Ourcq.
Ce fut comme un trait de lumière dans des ténèbres sanglantes. Le plan de l'ennemi était donc : envelopper et écraser les armées françaises, avant d'investir Paris. L'occasion de reprendre l'offensive que guettait Joffre, s'offrait tout à coup : l'ennemi prêtait le flanc.
”
Source : Gallica

Arthur Boucher,  L'infanterie sacrifiée (1930)

“ Loin de se considérer comme battu par l'ennemi, Joffre annonce à ses troupes, ce qu'il va faire pour le battre. Il profite de ce qu'il est obligé de reculer pour l'attirer à l'intérieur du territoire, l'obligeant ainsi à s'égrener et à s'éloigner de ses renforts, alors que lui se concentre et se rapproche des siens
Arrivé sur la Marne, il se trouve le plus fort. Il peut alors imposer sa volonté à l'adversaire; il lui livre la bataille de la Marne et l'oblige à reculer.
La doctrine du courage a été également appliquée par Foch au cours des tout derniers mois de la guerre.
”
Source : Gallica

Arthur Boucher,  L'infanterie sacrifiée (1930)

“ Le premier ordre que donne Joffre à ses armées, c'est de devancer l'offensive de l'ennemi en l'attaquant d'une manière foudroyante, ce qui lui assure tout de suite sa liberté d'action.
Étant avisé de la marche de la masse enveloppante, il lui oppose des forces qui la contiennent sur tout son front, l'empêchent de trouver notre aile gauche et, par conséquent, de la tourner.
Alors se livre la bataille des frontières. D'ores et déjà, la manoeuvre de l'ennemi a
”
Source : Gallica

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