“ Iquitos a été fondé par les missionnaires, comme toutes ces agglomérations de cases, hameaux ou bourgades, qui se rencontrent dans le bassin de l’Amazone. Jusqu’à la dix-septième année de ce siècle, les Indiens Iquitos, qui en formèrent un moment l’unique population, s’étaient reportés à l’intérieur de la province, assez loin du fleuve. ”
Iquitos
Définition et enjeux
Citations sur “Iquitos”
“ CHAPITRE TROISIÈME LA FAMILLE GARRAL Le village d'Iquitos est situé près de la rive gauche de l'Amazone, à peu près sur le soixante-quatorzième méridien, dans cette partie du grand fleuve qui porte encore le nom de Marânon, et dont le lit sépare le Pérou de la République de l'Équateur, à cinquante-cinq lieues vers l'ouest de la frontière brésilienne. ”
“ Benito, Manoel, Araujo n’avaient point à exciter les Indiens ni à les encourager. Ces braves gens savaient qu’ils travaillaient pour le fazender d’Iquitos, pour l’homme qu’ils aimaient, pour le chef de cette grande famille, qui comprenait dans une même égalité les maîtres et les serviteurs ! ”
“ Mais, si l’existence était à l’état presque rudimentaire au village d’Iquitos comme dans la plupart des hameaux du Haut-Amazone, il n’aurait pas fallu faire une lieue, en descendant le fleuve, pour rencontrer sur la même rive un riche établissement où se trouvaient réunis tous les éléments d’une vie confortable. ”
André Gaillard, Dans un monde inconnu
“ Quinze jours après son mariage Lucien, Linda et Don Manuel partaient dans le canot électrique pour Iquitos avec le trésor de guerre. Vingt guerriers des plus fidèles les accompagnaient. Ils avaient ordre tout d’abord de mettre le trésor en sûreté. Ensuite de lancer par le sans fil d’Iquitos, la déclaration d’Atahualpa II au monde civilisé quant à l’existence de son empire et ses désirs. Dès leur arrivée ils choisirent une maison se prêtant à leurs desseins. ”
“ Yaquita, sa fille, Manoel formaient presque toujours un groupe à part, soit qu’ils s’entretinssent de projets d’avenir, soit qu’ils se promenassent comme ils l’eussent fait dans le parc de la fazenda. C’était véritablement la même existence. Il n’était pas jusqu’à Benito, qui ne trouvât encore l’occasion de se livrer au plaisir de la chasse. Si les forêts d’Iquitos lui manquaient avec leurs fauves, leurs agoutis, leurs pécaris, leurs cabiais, les oiseaux volaient par bandes sur les rives, et ne craignaient même pas de venir se poser sur la jangada. ”
“ Rien ne serait plus facile. Le grand fleuve n’était-il pas là comme un lien de communication qui ne devait plus se rompre entre Iquitos et Bélem ? En effet, dans quelques jours, le premier paquebot allait commencer son service régulier et rapide, et il ne mettrait qu’une semaine à remonter cette Amazone que la jangada avait mis tant de mois à descendre. ”
“ La race s'altéra bientôt par suite des alliances qui furent contractées avec les Indiens riverains, Ticunas ou Omaguas, et, aujourd'hui, Iquitos ne compte plus qu'une population mélangée, à laquelle il convient d'ajouter quelques Espagnols et deux ou trois familles de métis. ”
“ Ce fut par suite de ces circonstances qu'en 1830 Joam Garral devint le nouveau fazender d'Iquitos, à l'extrême satisfaction de tous ceux qui composaient le personnel de la ferme.La prospérité de l'établissement ne pouvait que s'accroître de ces deux intelligences réunies en un seul coeur. Un an après son mariage, Yaquita donna un fils à son mari, et deux ans après, une fille. Benito et Minha, les petits-enfants du vieux Portugais, devaient être dignes de leur grand-père, les enfants, dignes de Joam et Yaquita. ”
“ Ce fut dans cette journée du 15 octobre, — quatre mois et demi après avoir quitté la fazenda d’Iquitos, — que Bélem leur apparut à un brusque tournant du fleuve. L’arrivée de la jangada était signalée depuis plusieurs jours. Toute la ville connaissait l’histoire de Joam Dacosta. On l’attendait, cet honnête homme ! On réservait le plus sympathique accueil aux siens et à lui ! ”
“ Ma mère et moi, nous voulons que ce soit comme si notre maison de la fazenda nous suivait en voyage, afin que tu puisses croire que tu n’as pas quitté Iquitos ! — Fais à ta guise, Minha, répondit Joam Garral en souriant de ce triste sourire qui lui revenait quelquefois. — Ce sera charmant ! — Je m’en rapporte à ton bon goût, ma chère fille ! — Et cela nous fera honneur, père ! répondit Minha. Il le faut pour ce beau pays que nous allons traverser, ce pays qui est le nôtre, et dans lequel tu va rentrer après tant d’années d’absence ! — Oui ! Minha, oui ! répondit Joam Garral. ”
“ Benito et Manoel offrirent donc à la jeune fille de les accompagner à travers les grands bois qui bordaient la rive droite de l’Amazone, à l’opposé de la fazenda. C’était une façon de prendre congé des environs d’Iquitos, qui sont charmants. Les deux jeunes gens iraient en chasseurs, mais en chasseurs qui ne quitteraient pas leurs compagnes pour courir après le gibier, on pouvait là-dessus s’en rapporter à Manoel, — et les jeunes filles, car Lina ne pouvait se séparer de sa maîtresse, iraient en simples promeneuses, qu’une excursion de deux à trois lieues n’était pas pour effrayer. ”
“ « Mon ami, lui dit Benito, vous allez revenir avec nous à la fazenda d’Iquitos. — Comment donc, mais avec plaisir ! répondit Fragoso. Vous m’avez dépendu, je vous appartiens ! Il ne fallait pas me dépendre ! — Hein ! chère maîtresse, avons-nous bien fait de continuer notre promenade ! dit Lina. — Je le crois bien ! répondit la jeune fille. — N’importe, dit Benito, je n’aurais jamais cru que nous finirions par trouver un homme au bout de notre cipo ! — Et surtout un barbier dans l’embarras, en train de se pendre ! » répondit Fragoso. ”
“ Des milliers de curieux, — il serait plus juste de dire des milliers d’amis, — se pressaient sur le village flottant, bien avant qu’il eût atteint son poste d’amarrage ; mais il était assez vaste et assez solide pour porter toute une population. Et parmi ceux qui s’empressaient ainsi, une des premières pirogues avait amené madame Valdez. La mère de Manoel pouvait enfin presser dans ses bras la nouvelle fille que son fils lui avait choisie. Si la bonne dame n’avait pu se rendre à Iquitos, n’était-ce pas comme un morceau de la fazenda que l’Amazone lui apportait avec sa nouvelle famille ? ”
Félix Ripeau, Caoutchoucs (Hévéas brasiliensis… (1914)
“ Il serait important que les caoutchoucs dits « Para » soient importés accompagnés de certificats d’origine délivrés par les agents consulaires établis le plus près des lieux d’origine, afin de faciliter ou de faire connaître les différences des produits, et ne pas confondre les produits du Haut Amazone ou de ses affluents avec ceux de Javary, d’Iquitos de Mollendo et du Tapajos, moins bien travaillés où provenant d’« Hévéas » moradas en grande partie. ”
“ Quelques «sitios» ou plantations de manioc et de café furent fondés sur des parties de bois mises en coupe. Des champs de cannes à sucre exigèrent bientôt la construction d'un moulin pour l'écrasement des tiges saccharifères, destinées à la fabrication de la mélasse, du tafia et du rhum. Bref, dix ans après l'arrivée de Joam Garral à la ferme d'Iquitos, la fazenda était devenue l'un des plus riches établissements du Haut-Amazone. ”
“ Vers la partie centrale, en abord, avaient été construits les baraquements destinés au logement des Indiens et des noirs. Ce personnel devait se trouver là dans les mêmes conditions qu'à la fazenda d'Iquitos, et de manière à pouvoir toujours manoeuvrer sous la direction du pilote. Mais, pour loger tout ce personnel, il fallait un certain nombre d'habitations, qui allaient donner à la jangada l'aspect d'un petit village en dérive. Et, en vérité, il allait être plus bâti et plus habité que bien des hameaux du Haut-Amazone. ”
Jules Verne,
La Jangada: Huit cent lieues sur l'Amazone
(1881)
“ Tels sont les principaux affluents au-dessus du village d'Iquitos. En aval, les tributaires deviennent si considérables, que des lits des fleuves européens seraient certainement trop étroits pour les contenir. Mais, ces affluents-là, Joam Garral et les siens allaient en reconnaître les embouchures pendant leur des- cente de l'Amazone. Aux beautés de ce fleuve sans rival, qui arrose le plus beau pays du globe, en se tenant presque constamment à quelques degrés au-dessous de la ligne Tous deux assis sur la berge. ”
Otto Warburg,
Les Plantes à caoutchouc et leur culture…
(1902)
“ Contrairement à la Bolivie, le Pérou écoule son caoutchouc tout naturellement et sans encombre, par la voie de l’Amazone ; en effet, les rivières Huallaga, Ucayali et Javary (cette dernière constituant la frontière entre le Pérou et le Brésil) draînent toute la partie orientale du Pérou et se déversent à leur tour dans le Rio Maranon qui n’est autre chose que le cours supérieur de l’Amazone ; or, seule la partie orientale (transandine) du Pérou, possède des Hevea. La ville Iquitos, qui grandit à vue d’oeil, est située en territoire péruvien, sur le bord du Rio Maranon ”
Jules Verne,
La Jangada: Huit cent lieues sur l'Amazone
(1881)
“ De l'autre, Yaquita et Cybèle, bien que secondées par tout le personnel féminin de la fazenda, n'avaient pas une heure à perdre. Minha accepta l'offre avec grand plaisir. Aussi ce jour-là, vers onze heures, après le déjeuner, les deux jeunes gens et les deux jeunes filles se rendirent sur la berge, à l'angle du confluent des deux cours d'eau. Un des noirs les accompagnait. Tous s'embarquèrent dans une des ubas destinées au service de la ferme, et, après avoir passé entre les îles Iquitos et Parianta, ils atteignirent la rive droite de l'Amazone. ”
Émile Daireaux, Les Races indiennes dans l'Amérique du Sud
“ Sur la chaîne des Andes, la monarchie des Incas tenait assujettis tous les peuples montagnards depuis Quito jusqu’au royaume de Chili, où était établi un rameau important de la race Andine, les Araucans. Entre ces deux nations, au sein des plaines, voyageaient les Patagons, les Pampas, les Charmas, les Querandies, les Quilmes, les Mocobies, et au nord les Moxos et les Chiquitos, peuples d’une civilisation moins avancée et d’un caractère plus indomptable, qui, faute de se laisser facilement absorber, semblent être condamnés à une destruction complète. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle de Malte-Brun…
(1863-1864)
“ Les plus considérables de ces peuplades sont les Chiquitos et les Moxos ou Mojos, hommes belliqueux, chasseurs ou pêcheurs habiles. Les Moxos habitent de vastes plaines sujettes à de fréquentes inondations et parcourues par de grandes rivières sur lesquelles il leur faut voyager en pirogues une partie de l'année. La pêche leur fournit leur principal moyen de subsistance. Ils ont des vêtements faits d'écorce d'arbre. Les Chiquitos vivent dans un pays montueux et couvert de forêts. Ils sont cultivateurs et ont des demeures fixes9 groupées par petits villages. ”
Alcide d' Orbigny, Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)
“ Si nous cherchons des caractères dans l'expression de la figure, nous verrons les Chiquitos, toujours le sourire sur les lèvres, l'air ouvert et gai, tandis que le plus grand nombre des autres peuples ont l'air triste et taciturne. Le défaut de barbe est loin d'être général ; tous ont des moustaches et du poil au menton, et si les Guaranis sont presque imberbes, ils ont, parmi eux, les Guarayos, pourvus d'une barbe patriarchale qui leur descend sur la poitrine; presque tous s'épilent. ”
Pierre Trémaux,
Origine et transformations de l'homme et des autres êtres…
(1865)
“ Les Chiquitos habitant un pays arrosé et boisé ont une vie sédentaire, un caractère sociable. Les Tobas, nomades de la partie moyenne du Chaco, race belle et nombreuse, ont le nez aquilin, les yeux noirs, droits et non obliques, le teint cuivré clair, leur taille est assez élevée. ”
Gaston Leroux,
L’Épouse du Soleil
“ L’Interaymi, dont nous entendons ordinairement si peu parler, dans nos milieux, a été préparée cette année d’une façon exceptionnelle. Oviedo a pu promettre à ses congénères une belle proie, une belle victime !... Avec les mœurs de nos quichuas, de nos Incas (car il ne faut pas nous le dissimuler, nous avons toujours affaire aux Incas) tout est possible ! Ce qui est possible aussi, c’est qu’il aime votre fille et qu’il s’en soit emparé de force pour lui tout seul ! ”
Jules Verne,
Découverte de la Terre
(1878)
“ L’Inca Huayna-Capac, père d’Atahualpa sous qui ce vaste empire fut détruit, l’avait beaucoup augmenté et embelli. Cet Inca, qui conquit tout le pays de Quito, avait fait, par les mains de ses soldats et des peuples vaincus, un grand chemin de cinq cents lieues, de Cusco jusqu’à Quito, à travers des précipices comblés et des montagnes aplanies. Des relais d’hommes, établis de demi-lieue en demi-lieue, portaient les ordres du monarque dans tout l’empire. ”
Charles de Folleville, Explorations à travers le monde (1891)
“ On ne se figure pas l'immensité et la puissance formidable, gigantesque, de cette civilisation donnée par les Incas. Ainsi, aux portes mêmes de Cuzco, commencent deux chaussées grandioses de cinq ents lieues de long, allant à Quito, une autre ville des Incas, et l'une les grandes villes du Pérou actuel. ”
André Sanson,
Traité de zootechnie, par André Sanson…
(1888)
“ En français, le genre Equus est celui des Équidés ; le genre Bos, celui des Bovidés ; le genre Ovis, celui des Ovidés ; le genre Sus, celui des Suidés. Chez les Équidés, il y a deux groupes d'espèces domestiques, parmi les quatre groupes naturels qui le composent et qui sont ceux des chevaux, des ânes, des hémiones et des zèbres. Les deux groupes domestiques sont ceux des chevaux et des ânes. Le premier correspond à l'unique espèce Equus caballus, admise dans la classification zoologique; le second, à l'espèce Equus asinus, également considérée comme unique. ”
Francis Devay,
Hygiène des familles, ou Du perfectionnement physique et moral de l'homme…
(1846)
“ Les Quichuas ou Incas du Pérou, ont les formes plus massives que chez les autres nations des montagnes. Ils ont les épaules très-larges, carrées, la poitrine excessivement volumineuse, très-bombée et plus longue qu'à l'ordinaire, ce qui augmente le tronc ”
Raoul de La Grasserie, Un texte ethnographique inédit du XVIIIe siècle (1904)
“ L'intérêt ethnologique et historique qu'offre l'Ecuador nous paraît capital. A en croire l'historiographie castillane, la domination incasique ou péruvienne sur l'ensemble des pays qui constituent aujourd'hui la république équatorienne, a duré environ soixante ans. La suprématie des Incas ne s'exerça jamais que d'une manière très lâche sur les provinces septentrionales de l'Ecuador et dans le sud de la Colombie. A l'orient et à l'occident des deux Cordillères, elle a été nulle et ne peut avoir laissé de véritables traces que dans la haute vallée interandine, aux alentours de Quito. ”
Michel Manzi, Le Livre de l’Atlantide
“ Mais les deux grandes colonies atlantes d’Amérique furent celles du Pérou et du Mexique. La civilisation des Incas fait pendant à celle d’Egypte. Les Incas étaient des Toltèques. Ainsi s’expliquent les grandes ressemblances au point de vue mœurs et art qui existent entre les Péruviens et les Égyptiens, Ces deux peuples sont frères et tous les deux, sont les descendants les plus purs et les plus directs des Atlantes. En Amérique, les Incas ne se mariaient qu’entre eux et un fils du soleil ne pouvait accepter l’amour d’une fille des hommes. ”
Emmanuel Liais,
Climats, géologie, faune et géographie botanique du Brésil
(1872)
“ Chez les femelles, la teinte du cou et de la tête est plus jaunâtre et plus vive. Un peu de poil blanchâtre se voit à l'intérieur des oreilles, et celles-ci sont en dehors de même couleur que le dessus de la tête. L'Icticyon ru fus atteint environ 90 centimètres de longueur, et la queue 16 à 17. Il y a moins de différence entre les mâles et les femelles, et, comme la petite espèce, ils sont plus foncés en dessous qu'en dessus. Ils ont également les pieds palmés, le même système dentaire, et deux sortes de poils. ”
Alphonse Baralle, Atlas universel, contenant la géographie physique… (1877)
“ Les peuples appartenant à cette famille ont pour caractères communs un teint olivâtre, une taille petite, un front peu élevé et fuyant, des yeux horizontaux, non bridés à l'angle extérieur. Ils habitent les parties occidentales de la Bolivie, du Pérou et de l'Etat de Quito. Nous signalerons dans cette famille les Quichuas. les Aymaras, les Atacamas et les Changos. Les Quichuas étaient le peuple principal de l'ancien empire des Incas, ils forment encore près de la moitié de la population indienne libre de l'Amérique méridionale. ”
