Marañón

Définition et enjeux

Alcide d' Orbigny,  Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)

“ A trois journées au-dessous de Chuchunga, le Maranon, grossi par le Santiago et large de deux cent cinquante toises, s'engouffre tout d'un coup entre deux parois de roches verticales et se resserre dans une largeur de vingt-cinq toises. On dirait qu'il a creusé le mur des Cordillères, désespérant de le surmonter. Ce détroit, que l'on nomme le Pongo de Mansèrichê, se prolonge de Santiago à San-Borja, et peut avoir deux lieues de longueur. La vitesse du
courant y est telle qu'on pourrait, difficilement examiner ce qui passe devant les yeux.
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  Caravelles au large (1949)

“ Aucun doute possible : le Marañon est un fleuve ! "
C'est, à vrai dire, le cours d'eau le plus important de la planète, par l'énormité de la masse liquide qu'il charrie. Le monde l'appelle l'Amazone, depuis ce jour de 1541 où l'Espagnol Orellana prétendit avoir combattu sur ses rives des bandes de femmes nues, mais intrépides, et fortement armées.
Le fleuve était si majestueux, la navigation s'y révélait si douce, dans l'air tiède voletait une si grande quantité de papillons aux chatoyantes couleurs, que Jean Cousin émerveillé prit plaisir à en remonter le cours pendant quelques journées.
”
Source : Gallica

Alfred Pizard,  Atlas général de géographie : physique… (1894)

“ Le Maranon ou fleuve de l'Amazone (6 400 kilom.) sort des Andes et coule vers l'Atlantique en suivant presque régulièrement la direction de l'est à l'ouest. C'est le plus grand fleuve du monde, et il se termine par un immense delta qui enveloppe la grande île de Marajo. Il reçoit d'innombrables a'fluents; les principaux sont : l'Yapura et le Rio-Negro, sur la rive gauche; le Purus, la Madeira, le Tapajoz, le Xingu et le Tocantins, sur la rive droite. Le seul bassin de ce fleuve comprend presque le tiers de la superficie de l'Amérique du Sud. ”
Source : Gallica

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