Alcide d' Orbigny, Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)
“ A trois journées au-dessous de Chuchunga, le Maranon, grossi par le Santiago et large de deux cent cinquante toises, s'engouffre tout d'un coup entre deux parois de roches verticales et se resserre dans une largeur de vingt-cinq toises. On dirait qu'il a creusé le mur des Cordillères, désespérant de le surmonter. Ce détroit, que l'on nomme le Pongo de Mansèrichê, se prolonge de Santiago à San-Borja, et peut avoir deux lieues de longueur. La vitesse du courant y est telle qu'on pourrait, difficilement examiner ce qui passe devant les yeux. ”
