Marquis de Pombal

Définition et enjeux

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Le Marquis de Pombal, sa vie et son gouvernement

Tel fut le marquis de Pombal : à lui tout seul quelque chose comme notre convention nationale ou le comité de salut public, beaucoup moins inquiété dans l’exécution de ses plans, dans sa domination, et infiniment moins menacé dans sa sécurité personnelle, ce qui le dispensa de se porter aussi souvent aux moyens sanguinaires ; mais tout aussi inexorable quand il rencontrait un obstacle ou une hostilité. Il a été, il reste un des plus renommés parmi les hommes qui ont pris part au gouvernement des peuples dans le XVIIIe siècle, et en somme le plus grand ministre que le Portugal ait jamais eu.
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Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Le Marquis de Pombal, sa vie et son gouvernement

Il ne fut titré qu’en devenant ministre, et fut fait successivement comte d’Oyeiras et marquis de Pombal. Il appartenait à une ancienne famille qui vivait sans éclat, mais jouissait d’une grande considération, quoique n’étant pas de la noblesse. C’était un bel homme, avec des traits réguliers, une taille avantageuse, l’œil vif et perçant et un timbre de voix agréable. Il obtint la main d’une jeune fille de très bonne maison, qui l’épousa par amour, premier succès dans la vie, qui lui facilita les autres.
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Alphonse Rabbe Résumé de l'histoire de Portugal… (1827)

Le marquis de Pombal fut l'ennemi des jésuites; il fut l'Hercule qui terrassa cette hydre aux cent têtes; car, non content de les chasser du Portugal et de les proscrire des pays de la domination portugaise, il eut encore le crédit de provoquer leur expulsion de tous les états de l'Europe. De là ce débordement de haine et de calomnie qui semblait avoir submergé sa mémoire. Les
jésuites ont toujours excellé à détruire la réputation de leurs adversaires.
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