Daniel Lesueur,
Le Cœur chemine
(1903)
“ Ogier lève la tête, et croit voir dans cette façade de vertige, qui lui aspire toute l’âme, la colossale image de son désir. Le soleil, qui décline, dore l’extrémité supérieure de la flèche. Une ombre fine s’insinue plus bas dans les interstices innombrables des sculptures, ainsi qu’une cendre bleuâtre. Un calme indicible tombe des corniches altières. Et pourtant, c’est une fièvre, toute la fièvre de sa jeunesse, qui palpite là, pour le poète, dans les nervures frémissantes. ”
