Philippe II, duc d'Orléans

Définition et enjeux

Auguste Ducoin Philippe d'Orléans-Égalité : monographie (1845)

Lorsque Philippe ne songeait pas encore à jouet au patriotisme et à la révolution, une femme, bien connue des débauchés de son temps, fut emportée par une maladie qui, cependant, lui laissa jusqu'au dernier instant tous les charmes de la jeunesse. La veille de sa mort, trois jeunes seigneurs étaient réunis dans une chambre voisine de celle où déjà cette femme était en proie aux douleurs de l'agonie : c'étaient le duc d'Orléans et deux compagnons de ses plaisirs, avec lesquels la moribonde avait vécu dans une intimité commune.
Source : Gallica

Portrait de Jules Beaujoint Jules Beaujoint Histoire du Palais-Royal et de ses galeries (1881)

Le duc d'Orléans et sa cour, dont nous allons raconter les débauches légendaires, n'étaient donc pas des exceptions, et cè que l'on a appelé les mœurs de la Régence existait avant que Philippe II d'Orléans fût régent. ,
Philippe n'eut jamais de passions, il n'eut que des vices et des caprices; et parmi ses nombreuses maîtresses, celles qui exercèrent sur lui un certain empire, les plus en faveur, ne dominèrent jamais que l'homme de plaisirs et jamais le prince.
Source : Gallica

Auguste Ducoin Philippe d'Orléans-Égalité : monographie (1845)

Entre Paris et le duc de Chartres c'était comme une lutte de fanfaronnade et de mépris. Le prince se raillait de l'opinion, et le soir au théâtre le peuple insultait au prince en le huant.
Malgré cela, Philippe affectait une certaine vanité à exciter ainsi les sarcasmes et les moqueries : plus le moment était mal choisi pour affronter les regards de la multitude, plus il s'étudiait à provoquer l'attention par l'étrangeté de ses goûts, et par l'inconvenance de ses allures. Quand les philippiques commencèrent à se taire, le duc de Chartres trouva piquant de les raviver
Source : Gallica

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