Ivan Tourgueniev,
Dimitri Roudine
“ Je bois à la santé de Roudine ! je bois à la santé du camarade de mes meilleures années, je bois à la jeunesse, à ses espérances, à ses aspirations, à sa naïve confiance, à son honnêteté, en un mot, à tout ce qui faisait battre nos cœurs de vingt ans ! Nous ne connaissons et nous ne connaîtrons jamais rien de meilleur dans la vie. Je bois à toi, temps doré ; je bois à la santé de Roudine ! Tout le monde trinqua avec Lejnieff. Bassistoff y mit tant d’ardeur qu’il fut sur le point de renverser son verre ; il le vida néanmoins d’un trait, tandis qu’Alexandra serrait la main de son mari. ”
