Broche (textile)

Définition et enjeux

Antoine Louis Lacordaire Notice historique sur les manufactures impériales de tapisseries des Gobelins et de tapis de la Savonnerie… (1853)

Pour former le tissu, l'ouvrier prend une broche B chargée de laine ou de soie teinte de la couleur convenable ; il arrête l'extrémité de la laine sur le fil de chaîne, à gauche de l'espace où doit être placée la nuance ; puis passant la main gauche entre les deux rangées de fils séparées par le bâton, dit de croisure, il écarte les fils que doit recouvrir cette même nuance ; la main droite, passant entre les fils, va chercher, à gauche la broche qu'elle
ramène à droite
Source : Gallica

Deyrolle [Antoine Gilbert ?] Manuel sur l'art de la tapisserie par Mr Deyrolle…

La roue du rouet pour broches se tourne comme toutes les autres, c'est à dire à droite, mais elle donne le mouvement inverse à la noix et au mandrin qu'elle fait tourner, par le moyen de sa corde qui se croise pour couvrir la coulisse de la noix Par ce moyen, la broche étant engagée dans le mandrin, prend son essor à gauche. On jète l'écheveaux de grame sur les tournettes. On casse le bout qui fait la centaine et on l’arrête sur la broche.
Source : Wikisource

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel Dictionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord… (1906)

ON appelle le plus souvent ainsi une broche en or en forme d'étoile ou de rosace.
Sur une plaque fondue on soude des boutons (habb) , de petits disques et des treillages de filigrane d'or. Un ardillon au milieu sert à fixer la broche. — A Boghari et à Laghouat cet ardillon, souvent en cuivre, traverse un énorme morceau de corail. On sait que, dans le Sud, cette matière est estimée autant que l'argent.
Source : Gallica

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