Broc

Définition et enjeux

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin,  La Mer

“ Vers de bric et de broc ! De broc surtout. Pourtant,
J’en ai fait de meilleurs dont je suis moins content.
Car ces couplets boiteux et brochés sur le pouce
À la six-quatre-deux, va comme je te pousse,
Mal rimés, bien rhythmés, n’étaient pas sans douceurs
Pour moi qui les vivais et pour les connaisseurs.
”
Source : Wikisource

Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Broc, signifioit autrefois une broche, Veru ; mais il n’est plus en usage qu’en cette phrase proverbiale, manger un rôti de broc en bouche ; pour dire, tout chaud, au sortir de la broche.
Broc, se prend (en Dauphiné) pour une difficulté qui se présente à celui qui fait quelque chose, & qui l’arrête. Obex, impedimentum, difficultas. On dit d’un homme qui parlant en public hésite long-temps, qu’il a trouvé un broc. Cette manière de parler est du bas peuple.
”
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal,  Les causeries du Louvre : salon de 1833 (1833)

“ Les anges de M. Broc sont le dernier soupir de l'école de David , comme école de nu et de la forme; ils attestent une grande conscience d'étude, sinon une haute puissance de style. Ils furent commencés probablement quand l'évangile selon Saint-Effet rallia l'école de Géricault. C'était peut-être une protestation du dessin contre la manie irréfléchie de la couleur, qui s'emparait de beaucoup de têtes. M. Broc avait pris le crayon , poussé sans doute par cette colère que l'écriture ne défend point quand elle a un motif saint : il faisait de son côté ce que M. Ingres faisait du sien. ”
Source : Gallica

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