Croissance intercalaire

Définition et enjeux

Portrait de Philippe Van Tieghem Philippe Van Tieghem Traité de botanique (1884)

Considérons d'abord la croissance intercalaire seule. Pour en étudier la marche il faut s'y prendre à deux fois. En premier lieu, on détermine jour par jour, dans des conditions extérieures aussi constantes que possible, l'allongement total d'un même entre-noeud, depuis sa sortie du bourgeon jusqu'à ce que sa croissance ait pris fin, et l'on cherche comment, à un jour donné, la croissance se localise sur les divers entre-noeuds qui composent la tige.
Source : Gallica

Portrait de Philippe Van Tieghem Philippe Van Tieghem Traité de botanique (1884)

Quand la croissance terminale agit seule, la tige s'allonge lentement, et son accroissement n'a pas encore été mesuré avec précision. Quand il y a croissance intercalaire elle s'allonge plus vite, et il devient facile d'en mesurer, soit l'accroissement intercalaire seul, en excluant le bourgeon terminal, soit la somme des deux accroissements, en prenant l'organe dans toute sa longueur.
Source : Gallica

Portrait de Philippe Van Tieghem Philippe Van Tieghem Éléments de botanique. 1 (1898)

Presque toujours cependant cette croissance terminale est de très courte durée, et c'est par un puissant allongement intercalaire que la feuille poursuit son développement dans le bourgeon, s'épanouit et acquiert sa dimension définitive.
La croissance intercalaire du limbe et la formation de ses diverses parties latérales de premier ordre : nervures, dents, lobes, folioles, etc., peut s'accomplir de diverses manières. Elle peut s'opérer également en tous les points ; toutes les parties nouvelles sont alors de même âge : la croissance est simultanée (Chamérope, Chamédore et autres Palmiers) .
Source : Gallica

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