Mercurie

Définition et enjeux

Hermann Pidoux Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)

Aussi, n'en sortent-ils pas, mais de l'organisme imprégné par la vertu du mercure. Nous recelons donc des propriétés morbides que le mercure excite à se manifester par l'impression de certaines qualités qui n'appartiennent qu'à lui, et qu'on peut appeler spécifiques, — pourvu qu'on n'attache à ce mot aucun sens occulte et réservé ; — mais que j'aimerais mieux nommer, plus simplement, mercurielles. Chaque corps de la nature a les siennes qui ne sont pas celles d'un autre.
Source : Gallica

Xavier Raspail Raspail et Pasteur : trente ans de cliniques médicales et scientifiques… (1916)

Il avait pour cela cette prescience quasi divinatoire, qui lui avait fait découvrir le rôle insidieux et perfide que joue dans l'organisme l'atome mercuriel mis en contact avec la cellule, élément primordial de tous nos tissus ; il avait les affligeants exemples, qu'il rencontrait chaque jour, des victimes des oculistes d'alors, pour qui le mercure était la panacée des maladies des yeux
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Devergie Alphonse Devergie Traité pratique des maladies de la peau… (1863)

D'une autre part, le mercure n'exerce pas seulement des effets fâcheux sur l'économie en général, il en exerce encore sur les organes dans lesquels on l'introduit, de sorte que, pour faire pénétrer le mercure dans le torrent de la circulation, il faut éviter deux écueils, l'administration d'une trop grande quantité de mercure à la fois, et l'emploi d'un composé mercuriel et d'un excipient qui le laisse à nu sur les surfaces avec lesquelles il se trouve en contact par le fait de son administration.
Source : Gallica

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