Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ Chaque matin, quand à l'aurore Vers l'orient le soleil luit, J'aime toujours revoir encore L'ombre de la nuit qui s'enfuit. A l'horizon vient l'aube blanche Qui va jeter ses premiers feux. Le ciel est gris, la terre est blanche, Voici que s'allume à nos yeux, Au-delà du monde, des sphères, Le premier rayon de soleil Qui viendra surprendre la terre De rubans pourpres et vermeils. L'orient est un incendie S'allumant sur l'immensité La mare au levant s'irradie, L'horizon semble illimité. Le soleil alors prend sa course Eclairant le monde. ”
