Auguste-F. Jaccaci

Résumé

Auguste-F. Jaccaci Au pays de Don Quichotte (1901)

« Aussi des pauvres, » dit Ézéchiel. Étranges mendiants, avec le fusil sur l'épaule! Mais dans la Manche c'est la coutume. Ces deux gaillards semblent des figurants d'opéra; seulement leurs visages bronzés sont finement fouillés et pleins de caractère; leurs costumes sont déguenillés au delà de ce qu'on peut rêver.
Nous essayons un rapide déjeuner à l'ombre du chariot, où notre pauvre mule aussi, étendue à terre, passe sa tête pour chercher un peu de soulagement. C'est égal, c'est dur de manger sans boire.
Source : Gallica

Auguste-F. Jaccaci Au pays de Don Quichotte (1901)

Les ruines sont l'inévitable accompagnement de cette terre des morts : les morts, on ne peut s'empêcher de sentir leur présence, devant- ces ruines silencieuses, mélancoliques, désertées par les vivants. On dirait que les siècles passés sont en marche aux côtés du voyageur, lui tiennent compagnie, et il n'y a qu'un bien petit effort d'imagination à faire pour repeupler cette vaste artère jetée par les Romains à travers l'intacte campagne. Apparaissent les Ibères, les Goths, les Mores, les Espagnols du temps où l'Espagne était le plus puissant pays civilisé du monde.
Source : Gallica

Auguste-F. Jaccaci Au pays de Don Quichotte (1901)

Herencia était la localité la plus importante que j'eusse encore rencontrée dans mes courses à travers la Manche, et un des signes, pour moi les plus désagréables, de sa prospérité, c'étaient ces hommes en costumes de citadins que je rencontrais de tous les côtés.
Une foule se pressait vers le sanctuaire où l'on célébrait la fête de saint Jacques, patron de l'Espagne. « Don saint Jacques, le tueur de Mores, un des plus vaillants saints et chevaliers de l'armée du Christ que posséda jamais la terre et que le ciel possède à présent. »
Source : Gallica

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