Henri Ardel

Henri Ardel

Résumé

Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Colette Bryce au Maroc (1937)

LES CHARMES DE PERDICARIS...
— Janine, Janine, que je suis heureux de vous revoir !
Sous la lumière matinale, à l'ombre chantante des oliviers, dans le décor du jardin sauvage, Janine et Réville sont debout, près de la voiture d'Alain.
Dans les siennes, Max a emprisonné les mains fines, et, très ému, il regarde la pureté de ce visage aux yeux veloutés, l'harmonie de cette silhouette — jamais oubliée... Tout bas, il murmure :
— Vous n'avez pas changé !... Plus jolie encore, seulement, si c'est possible!
— Max ! que dites-vous là !...
Source : Gallica

Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Colette Bryce au Maroc (1937)

Folle, folle, imprudente Janine! Tu te souviens pourtant de Dorcy, à Colmar!...
Dans la crypte déserte, au retour des dernières courses, les malles fermées, Janine est entrée, parce que son cœur était lourd de mélancolie...
Prostrée, le visage dans les mains, elle regarde en elle, sans peur ni pitié, comme un chirurgien examine une plaie.
— Est-ce que je regrette Max? s'interroge-t-elle. Non. Avec lui, j'ai fait de mon mieux; Marie-
Ange sera heureuse par moi.
Source : Gallica

Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Colette Bryce au Maroc (1937)

Peu à peu, Mme Bryce oublie totalement que le fumoir est juste au-dessous d'une salle à manger. Elle se prend à chanter les mélodies qu'elle aime, tout bas d'abord. Mais sa voix argentée monte de plus en plus vibrante... Colette a tout à fait oublié le cadre où elle se meut, prise comme toujours par l'envoûtement de la musique.
Sans le vouloir, elle donne toute l'ampleur de sa belle voix ronde, évoquant — à son insu — une star de cinéma, toute blonde dans sa robe du soir, assise au piano qu'elle manie avec une sûreté de professionnelle sous l'éclairage seyant de la grande pièce.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature