Résumé

J. Fray L'oasis de Gabès au point de vue agricole… (1890)

En résumé, nous pouvons conclure de nos observations climatologiques que le climat de Gabès n'est pas trop malsain, qu'il est assez tempéré et qu'il n'est désagréable que par la fréquence des vents de terre connus sous le nom de siroco et par son degré d'humidité assez élevé. Dans l'oasis, le siroco se fait à peine sentir, car il est arrêté par les palmiers qui forment un abri contre les tourmentes de poussière; aussi le séjour de l'oasis est-il plus agréable que celui de GabèsPort qui est situé sur les bords d'un oued fangeux et dans une plaine couverte de sables mouvants.
Source : Gallica

J. Fray L'oasis de Gabès au point de vue agricole… (1890)

BLE ET ORGE. Les Arabes cultivent peu le blé. Ils préfèrent l'orge, qui sert de nourriture à la fois à l'homme et au cheval. Au mois de décembre ils ensemencent, non seulement les terrains de l'oasis, mais encore, si les pluies de l'automne ont été abondantes, quelques champs dans la plaine qui par leur situation et la nature de leur sol permettent d'espérer que la semence sera productive. La récolte se fait au mois de mai. Dans les années de rendement exceptionnel, un hectolitre de blé ensemencé rapporte 32 hectolitres de grains et 1 hectolitre d'orge peut donner jusqu'à 35 hectolitres.
Source : Gallica

J. Fray L'oasis de Gabès au point de vue agricole… (1890)

La pluie a une influence considérable sur les cultures et les récoltes qui se font en dehors de l'oasis. Si elle tombe en abondance au mois d'octobre, les Arabes ensemencent la terre arable d'orare ou rarement de blé. La récolte est alors à la merci d'une ou deux averses qui arrivent ordinairement en mars et qui, bien qu'assez faibles 1 à 2 centimètres permettent néanmoins aux céréales de lever et de mûrir dans de bonnes conditions.
Source : Gallica

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