Résumé

Portrait de Émile Burnouf Émile Burnouf Otfried Muller et les Origines de la poésie hellénique

De plus, jamais une cérémonie religieuse n’est issue d’un sentiment de vengeance, au moins dans notre race. Nos religions sont des théories métaphysiques inspirées par une grande conception de la nature, et nos rites sont des actes de grâce et d’amour ; c’est l’adoration qui les anime. Au moment où le prêtre en adorant Bacchus lui offrait l’animal immolé, les chantres entonnaient l’hymne qui prenait le nom de chant du bouc, de tragédie.
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Portrait de Émile Burnouf Émile Burnouf Otfried Muller et les Origines de la poésie hellénique

Le temps ayant marché, les peuples dans leurs déplacemens ont oublié la théorie pour ne conserver que la légende, supprimé la métaphysique et gardé les symboles religieux. Ceux-ci à leur tour, ayant perdu leur sens, n’ont plus satisfait des esprits que la civilisation éclairait de plus en plus et n’ont plus été, que des objets d’art ; mais aujourd’hui que nous possédons dans le Vêda un monument fort antique, où la période des légendes est commencée, mais où celle de la métaphysique dure encore, nous y retrouvons l’explication de presque tous les mythes de la Grèce et des autres pays aryens.
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Seulement la tendance de l’art grec à tout humaniser a transformé peu à peu les détails de la légende et remplacé par un sentiment exquis ce qui n’était primitivement qu’un symbole mystique. Elle a traité de même la légende du pieux Canwa-Mêdhya dont elle a fait le charmant Ganymède. Quant à l’Orphée des Grecs, c’est le Ribhous des hymnes du Vêda. Comme homme, c’était un antique initiateur sacré : il a partagé en quatre le vase du sacrifice, c’est-à-dire mis quatre prêtres à la place de l’unique père de famille, et par là institué le culte public
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