“ L'autre, que je n'ai jamais vu, est un individu d'une cinquantaine d'années, barbe et chevelure noires mélangées de fils d'argent, figure ironique et fine, oeil agile, physionomie intelligente. Celui-là se rapproche du type hellénique, et je n'ai plus douté qu'il fût d'origine grecque, quand je l'ai entendu appeler Serkö - - l'ingénieur Serkö — par le capitaine de l'Ebba. ”
Citations sur “Serkö”
“ Jamais, — je le constate, — l'ingénieur Serkö ne m'a fait d'allusion à cet égard. Non! Je ne suis ni suspecté, ni suspect. S'il en était autrement, je connais assez le caractère du comte d'Artigas pour savoir qu'il m'aurait déjà envoyé rejoindre dans l'abîme le lieutenant Davon et l'équipage du Sword.Ces parages sont désormais visités journellement par les grandes tempêtes hivernales. D'effroyables rafales hurlent à la cime de l'îlot. ”
“ Il faudrait, il est vrai, que notre retraite eut été découverte, soit par hasard... soit par suite d’une dénonciation... — Nous n’avons à craindre, répond l’ingénieur Serkö, ni hasard ni dénonciation... — De la part d’un de nos compagnons, non, sans doute, mais de la part de ce Simon Hart... — Lui ! s’écrie l’ingénieur Serkö. C’est qu’alors il serait parvenu à s’échapper... et l’on ne s’échappe pas de Back-Cup !... D’ailleurs, je l’avoue, ce brave homme m’intéresse... C’est un collègue, après tout, et j’ai toujours le soupçon qu’il en sait plus qu’il ne dit sur l’invention de Thomas Roch... ”
“ Cette fois, l’ingénieur Serkö est resté à Back-Cup. Seuls Ker Karraje, le capitaine Spade, les équipages du tug et de l’Ebba ont quitté l’îlot... L’existence se continue dans son habituelle et affadissante monotonie, au milieu de cette colonie d’emmurés. Je passe des heures entières au fond de mon alvéole, méditant, espérant, désespérant, me rattachant, par un lien qui s’affaiblit chaque jour, à ce tonnelet abandonné au caprice des courants, — et rédigeant ces notes, qui ne me survivront probablement pas... ”
“ «Il nous restera toujours le tug, dit-il, et ce que l'Ebba ne pourrait plus faire, il le ferait...— Le tug!... me suis-je écrié. Si l'on connaît les secrets de Ker Karraje, serait-il admissible qu'on ne connût pas aussi l'existence du bateau sous-marin du comte d'Artigas?...»L'ingénieur Serkö me jette un regard soupçonneux. «Monsieur Simon Hart, dit-il, vous me paraissez pousser un peu loin vos déductions...— Moi, monsieur Serkö?...— Oui... et je trouve que vous parlez de tout cela en homme qui en saurait plus long qu'il ne convient!» ”
“ Sur les flancs de la goélette gambade une troupe de marsouins. Si vite que file l’Ebba, ces agiles animaux la dépassent sans peine, cabriolant, se culbutant, se jouant dans leur élément naturel avec une merveilleuse souplesse. Thomas Roch ne s’attache pas à les suivre du regard. Il se penche au-dessus des bastingages... Aussitôt l’ingénieur Serkö et le capitaine Spade se rapprochent de lui, et, craignant qu’il ne tombe à la mer, ils le retiennent d’une main ferme, puis le ramènent sur le pont. ”
“ À chaque instant, on craint d’entendre ce cri : Alerte ! alerte ! jeté par les veilleurs du littoral. La situation n’est plus ce qu’elle était avant l’arrivée du Sword. Brave lieutenant Davon, brave équipage, que l’Angleterre, que les États civilisés n’oublient jamais que vous avez sacrifié votre vie pour la cause de l’humanité ! Il est évident que, maintenant, et quelque puissants que soient leurs moyens de défense, plus encore que ne le serait un barrage torpédique, Ker Karraje, l’ingénieur Serkö, le capitaine Spade sont en proie à des troubles qu’ils essaient vainement de dissimuler. ”
Paul Dive, Voyage extravagant, mais véridique d'Alger au Cap… (1882)
“ Le capitaine répondit au gado qu'il comptait bien aller voir le serki pour lui remettre une lettre du sultan de Sokoto et le salam qu'il fixerait lui-même. — Le serki est absent, reprit vivement le gado, vous ne pouvez lui remettre votre lettre. Quant au salam, le dernier étranger qui est venu ici (le docteur Barth) a payé soixante mille kourdis (cauris) au serki, autant au ghaladima, et quarante mille au gado qui m'a précédé. Mais il était seul; je ne crois donc pas être trop exigeant en vous taxant à cinq cent mille kourdis, que vous me remettrez aujourd'hui même ”
Selma Lagerlöf,
Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède
“ Son père, Ola Serka, retira sa pipe de sa bouche et se leva. Le vieil Ola entendait mieux le suédois qu’il ne jugeait bon de l’avouer, et il avait compris ce que disait son fils. Il savait maintenant comment il s’y prendrait pour dire à Jon Assarsson que sa fille était venue le rejoindre.** *Ola Serka descendit jusqu’au lac et suivit les rives jusqu’à ce qu’il rencontrât un homme, assis sur une pierre, une ligne à la main. Le pêcheur avait les cheveux gris et la taille voûtée. Ses yeux avaient un regard las, et toute sa personne donnait l’impression d’un être désemparé et inerte. ”
Pierre Bion, L'anneau impérial (1864)
“ Tigrina ? Tigrina ! attention ! le voilà ! A ce moment, tous les regards se portèrent sur Serga qui sortait de la foule pour s'avancer, en compagnie de Junius Vitellus, vers le trône de Maximin. C'était un homme de six pieds environ, aux formes athlétiques, aux allures dégagées et à la physionomie à la fois douce et grave. Il pouvait avoir de trente cinq à quarante ans. Quand il arriva près du trône, un cri immense, sorti de cinquante mille poitrines, fit froncer les sourcils à Maximin : « Vive Serga ? cria la foule, vive le premier gladiateur de l'univers ! » ”
Victor Tissot,
La Hongrie de l'Adriatique au Danube…
(1883)
“ Cent mille Serbes quittèrent alors les rives de la Theiss et de la Maros, et, sous la conduite de leurs chefs, émigrèrent en Russie. Les Confinaires de Transylvanie, connus sous le nom de Secklers, c'est-à-dire gardiens, s'étaient dissous d'eux-mêmes, en 1748. La population des Confins a conservé quelque chose de mâle et de guerrier dans son aspect et ses allures. Si nulle part, dans les provinces slaves de l'Autriche-Hongrie, on ne voit de plus belles femmes, nulle part non plus on ne rencontre d'aussi beaux hommes. Grands, maigres, souples et élancés, ils sont d'une vigueur athlétique. ”
Parfait-Louis Monteil,
Souvenirs vécus : quelques feuillets de l'histoire coloniale…
(1924)
“ Nos relations furent des plus difficiles, et auraient eu probablement une issue fatale pour mon voyage, si un incident fortuit n'était intervenu qui m'avait garanti contre les mauvaises intentions du Serky. J'ai dit dans ma relation comment le fils du Serky, Mokoroni, son héritier présomptif, était menacé de rester infirme à la suite d'une brûlure très grave qui avait intéressé toute la partie interne de la jambe droite et l'articulation du genou eh particulier. ”
Marquis de Sérang, Les prisonniers français en Russie… (1837)
“ D'un autre côté, il s'est montré froid et réservé avec toute cette famille, et même avec moi ; il a été brusque et sévère avec Julia, et n'était affable qu'avec mademoiselle Arsène : telle a été sa conduite pendant huit jours consécutifs. Croiriez-vous qu'il a même eu l'injustice de s'en prendre à Julia de l'attentat de Rodschko contre la vie de M. de Sérang? « Un des plus braves officiers » de l'armée qui a affronté tant de périls, qui » a fait tant de fois pâlir l'ennemi, périr à cause » ”
“ Les Serbes sont très-nombreux en Autriche, — près de deux millions. On les trouve répandus par masses plus ou moins compactes depuis l’Adriatique jusqu’aux Carpathes, dans la Dalmatie, la Croatie, l’Esclavonie, la Sirmie, la Hongrie proprement dite, le Banat. Leurs premiers établissements dans ces contrées remonte à l’époque même de l’apparition des Slaves sur le Danube, au milieu du septième siècle, c’est-à-dire bien avant l’arrivée et la conquête des Magyars. ”
Henri Gaidoz,
Les nationalités de la Hongrie
“ La frontière politique entre la Hongrie et la Serbie sépare les deux fractions de la race serbe comme une grille séparerait les eaux d’un fleuve. Nous avons vu la littérature serbe naître en Hongrie, les savans serbes de Hongrie, les Obradovitch, les Filipovitch, les Danitchitch, aller se fixer à Belgrade ; tous les jours des professeurs, des médecins, des commerçans, des ouvriers, des paysans même, regagnant la patrie de leurs arrière-ancêtres, vont s’établir en Serbie. Des Serbes, anciens officiers de l’armée autrichienne, sont venus prendre du service dans l’armée serbe. ”
Henri Gaidoz,
Les nationalités de la Hongrie
“ La race serbe, prise dans sa totalité, forme près de 4 millions d’âmes [14] . Sur ce nombre, environ un tiers fait partie de l’empire austro-hongrois, c’est-à-dire que s’il y a moins de Serbes en Autriche-Hongrie qu’en Turquie, il y en a plus que dans la principauté de Serbie. Les Serbes de la Dalmatie et de l’Istrie, un peu plus de 400,000, n’ont pas l’histoire et la vie politique des Serbes de Hongrie. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Au milieu de cette plaine s’élevait un pavillon plus haut que les autres, en soie rouge et bleue, soutenu par des colonnes d’émeraude et de rubis, et où, sur un trône d’or massif, était assis le roi Sakhr, ayant à sa droite les autres rois, ses vassaux, et à sa gauche ses vizirs et ses lieutenants, ses notables et ses chambellans. Lorsqu’il fut en présence du roi, Beloukia commença par embrasser la terre entre ses mains, et lui fit son compliment. Alors le roi Sakhr l’invita, avec beaucoup de bienveillance, à s’asseoir sur un siège d’or, à ses côtés. ”
Anonyme, Du Danube à l’Adriatique
“ Les types changèrent, et avec eux les mœurs, la condition sociale, tout ce qui met de la distance entre les hommes. Pour la stature physique, pour la physionomie, il y a plus d’intervalle entre un Serbe de Serajevo et un Serbe de Belgrade qu’entre les Allemands et nous. Les uns sont des aristocrates renforcés, les autres ont conservé religieusement les traditions d’égalité qui dominaient autrefois dans ces plaines. — Mais, dit-on, c’est que la noblesse des Serbes avait été décimée par les Turcs. ”
Henri Gaidoz,
Les nationalités de la Hongrie
“ Quoi qu’il arrive et surtout s’il se fonde un royaume de Serbie, les Serbes ne se maintiendront pas dans la Batchka et dans le banat, où déjà leur langue recule devant celles de leurs voisins. Ainsi dans la Batchka, le magyar avance et dans le banat l’allemand et le roumain, surtout ce dernier. Si la principauté de Serbie parvient à s’affranchir et à s’agrandir, il est probable que les Serbes hongrois reflueront en partie vers la Serbie et que le reste sera absorbé. ”
E. de Langsdorff, Revue des Deux Mondes
“ Tous les Szeklers sont nobles et privilégiés, disent les anciennes coutumes ; ils ne tiennent point leur noblesse des rois, comme les Hongrois ils sont plus anciens que les rois et le royaume de Hongrie, ils tiennent la terre de leur sabre ; toute la nation et chaque individu ont les mêmes privilèges. ”
Marquis de Sérang, Les prisonniers français en Russie… (1837)
“ « Eh bien! reprit Rodschko, fais des vœux pour que je n'en revienne pas; car si je guéris, tous les moyens me seront bons pour t'ôter la vie. J'en jure devant mes nobles amis. » M. de Sérang lui tourna le dos sans répondre et remit son habit; puis après avoir reçu les tendres embrassemens de ses amis, il dit aux compagnons de Rodschko de déclarer si l'un deux voulait soutenir son injuste agression; il n'avait en ce cas qu'à se faire connaître, et il trouverait un homme prêt à se mesurer avec lui, avant de quitter le champ de bataille. ”
Henri Gaidoz,
Les nationalités de la Hongrie
“ Les Serbes commencèrent à s’agiter, des réunions se tinrent dans leurs villes ; on délibéra sur le moyen d’obtenir la reconnaissance de l’autonomie serbe. Ils se regardaient comme étant dans la même situation et aussi libres qu’à l’arrivée de Tchernoïévitch en Hongrie : ils voulaient le rétablissement de la dignité de patriarche et de celle de voïvode, et ils demandaient que leur territoire formât une province distincte sous le nom de voïvodina (principauté) serbe. Une députation fut envoyée à la diète pour lui remettre une pétition où ces demandes étaient formulées. ”
K. Gorbounof, Revue des Deux Mondes
“ Furieuses, les paysannes de Sarkino déchargeaient leur cœur en invectives contre Iwak, sa femme et les gars du village, qu’elles appelaient « pires que des femmes, » la plus grosse injure que l’on puisse dire à un paysan en Russie. Bref, c’était un mécontentement général. Iwak et sa femme, les jeunes Sarkinois qui avaient laissé échapper la Karatchaïka, les anciens du village dont la négligence ne savait pas sauvegarder la sécurité du pays, les jeunes filles qui se laissaient emmener par le premier venu, personne ne fut épargné ; chacun eut sa part de reproches et de gros mots. ”
Pierre Bion, L'anneau impérial (1864)
“ Serga, debout devant le trône, n'avait pas un seul regard pour l'intéressante fille de Tiger. Pendant que Tigrina faisait ainsi de soq mieux pour plaire au célèbre gladiateur, Félex prêchait Maximin et lui souffiait à l'oreille : — Soyez bon pour Serga, et le peuple qui l'aime et l'estime, en saura gré à votre éternité. ”
Marquis de Sérang, Les prisonniers français en Russie… (1837)
“ « Prenez courage, mon cher ami, lui dit M. de Makowski ; c'est souvent an moment où l'on croit tout perd u, que la fortune recommence à sourire. En attendant, suivez le conseil du comte de Paluski, qui vous donne par-la une nouvelle marque d'intérêt. Rodschko, vous le voyez, ne cherchera plus à vous combattre; il veut vous assassiner, et il en est capable. J'espère, tant que vous serez avec nous, l'empêcher de parvenir à ses fins, pourvu toutefois que vous ne commettiez aucune imprudence. » « Je vous assure, répondit M. de Sérang, qu'il ne me cause aucune inquiétude. » ”
Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ Il y avait alors à Stockholm un sculpteur d’un mérite éminent, Sergell, dont le talent n’était pas généralement apprécié, et qui plus d’une fois avait eu maille à partir avec les professeurs de l’académie le jeune Benoît, recommandé à Sergell par son père ou entraîné vers lui par la finesse native de son goût, s’enivrait de sa conversation. Le vieux maître, qui dans sa longue carrière avait rencontré de nombreux contradicteurs, encourageait le jeune homme dans sa résistance ”
Hippolyte Durand, Le Danube allemand et l'Allemagne du Sud… (1863)
“ Tout le monde à vu, à Pesth, l'illustre comte Szechéni traversera la nage la vaste et rapide nappe d'eau qui s'étend entre Bude et Pesth. C'était pour le peuple une joie aussi grande que s'il remportait quelque victoire sur le cabinet autrichien. Mathias Corvin est donc, à tous ces titres, le héros populaire de la Hongrie. Son image est dans toutes les chaumières, et je l'ai vue à Pesth dans tous les lieux fréquentés des Madgyars. Ils l'appellent encore Mathias le Juste, et conservent ce proverbe : « Depuis le roi Mathias plus de justice. » ”
Pierre Bion, L'anneau impérial (1864)
“ Serga est 1p premier gladiateur du monde après votre majesté. — Il a la force de deux lious, hasarda Tiger. — Il a la douceur d'un agneau, dit Félex. — Je réserve une récompense exceptionnelle au gladiateur Serga, dit Maximin. — Et il la mérite bien, seigneur. — Je veux lui obtenir la femme de son choix, et les attacher l'un et l'autre à ma personne. — Il y a peu de temps qu'il est à Rome, noble maître, il est plus que probable qu'il n'a fait encore aucune connaissance, et qu'il s'estimera trop heureux d'accepter la femme que votre majesté elle-même lui aura choisie. ”
M. Sacher-Masoch, Don Juan de Kolomea (RDDM)
“ Elle éclate de rire à mon nez, son père aussi éclate, et sa mère, et ses sœurs, et ses cousines, tous les Senkov ensemble se tiennent les côtes. Je me crois encore au ravin avec l’ours ; je voudrais m’enfuir, mais j’ai honte, et les Senkov rient toujours. Ils sont riches ; nous, nous étions à peu près à notre aise. Alors je mets les mains dans mes poches, et je lui dis : — Pana Nicolaïa, vous avez tort de rire comme vous faites. Mon père ne m’avait confié que cette pièce pour aller à la foire, je l’ai donnée pour vous comme un prince donnerait un village. Ainsi faites-moi la grâce... ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle de Malte-Brun…
(1855-1857)
“ La petite lie de Serk, ou de Cers, auprès de Guernesey, est entourée de rochers; l'air y est exempt de brouillards; elle produit assez de grains pour la consommation de ses habitants; son intérieur abonde en lapins et ses côtes en oiseaux aquatiques. ”
