Gravelle urinaire

Définition et enjeux

Charles Phillips Traité des maladies des voies urinaires… (1860)

La gravelle d'acide urique, dure et lisse, se déplace facilement dans la vessie, ce qui rend son action sur le col de cet organe faible et sans persistance.
La gravelle phosphatique, granuleuse et moins mobile, se meut lentement, lorsqu'elle est posée sur le col de la vessie, la sensation qu'elle produit est sourde et continue. Souvent on trouve des graviers au fond du vase, ou mêlés au mucus ; ils y sont adhérents. Elle est presque toujours le résultat d'un affaiblissement ou d'une lésion organique de l'appareil urinaire, et rarement d'une colique néphrétique.
Source : Gallica

Albert-Émile Debout d'Estrées Des Eaux minérales de Contrexéville et de leur emploi dans le traitement de la gravelle… (1870)

Ces graveleux sont débilités, leur constitution est
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en général mauvaise, les douleurs de reins moins intenses sont plus continues ; enfin ils présentent le plus souvent une altération du réservoir urinaire qui a été considérée par des auteurs dont l'opinion fait autorité, comme M. le professeur Bouchardat, comme préexistante; notre savant maître nous permettra de ne pas être tout à fait de son avis, lorsqu'il dit que « les graviers et calculs qui contiennent du phosphate de chaux ou du phosphate ammoniaco-magnésien dérivent de la décomposition de l'urine avant son émission. »
Source : Gallica

Pierre Jean Corneille Debreyne Physiologie catholique et philosophique… (1872)

D'un autre côté, l'on sait qu'un long et habituel séjour de l'urine dans la poche urinaire favorise beaucoup la formation de la gravelle et de la pierre, comme on l'a souvent observé chez les hommes de lettres qui, trop absorbés dans leurs travaux, ne pensent point ou négligent de satisfaire à d'importuns et distrayants besoins.
Source : Gallica

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