Procession du Saint-Sacrement

Définition et enjeux

Charles Hamel Histoire de l'église Saint-Sulpice (1900)

« Et le vieux Supérieur exhiba un arrêté du département et de la municipalité qui déclarait que personne ne pouvait être contraint de tendre les rues pour la procession du Saint-Sacrement ; que les voitures rouleraient librement sans être obligées de s'arrêter... « A plus forte raison, concluait-il, « nous ne pouvons être forcés de recevoir la procession dans notre église. »
Source : Gallica

Abbé Dolla Souvenirs d'un écolier en 1815 ou Vingt ans après (1874)

Le jour de la Fête-Dieu arrive : presque personne à l'église. Quelques enfants, quelque dames d'un certain âge, deux chantres, deux enfants de chœur, devaient former le cortège du SaintSacrement. La procession, si toutefois on peut donner ce nom à une troupe de dix ou quinze personnes, la procession sort de l'église et s'engage sur le chemin que M. le curé avait particulièrement recommandé à la surveillance de la gendarmerie. Sur le passage du * Saint-Sacrement, indifférence complète : les rues sont désertes et les maisons sans le moindre ornement.
Source : Gallica

Société française d'études mariales. Session Pèlerinages et processions : permanence et mutations… (2010)

La « procession du Saint-Sacrement » est, à cet égard, très significative48 : relève-t-elle de la liturgie ou de la piété populaire ? N'appartient-elle pas à l'une et l'autre ? Ne les invite-t-elle pas à se rejoindre, c'est-à-dire à être, ensemble, rencontre avec le Ressuscité ? C'est Lui qui est présent à son unique Église et marche avec tous les hommes pour les conduire à son Royaume.
Source : Gallica

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