Église d'État

Définition et enjeux

Gustave Allègre Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1895)

Vous avez parfaitement raison d'affirmer et de démontrer que les lois sont sans force si elles ne remontent jusqu'à l'autorité de Dieu, source première et nécessaire de toute autorité, et que les efforts des législateurs doivent tendre à établir l'entente et l'harmonie entre la législation civile et la législation ecclésiastique, la paix entre l'Eglise et l'Etat.
Source : Gallica

Paul Pradier-Fodéré Cours de droit diplomatique à l'usage des agents politiques du Ministère des Affaires étrangères des États européens et américains… (1881)

L'unité de la doctrine et des institutions canoniques, la direction, la représentation et la surveillance des intérêts généraux de l'Église, les rapports des États avec ce pouvoir spirituel qui dirige, qui représente, qui surveille les intérêts généraux de l'Église, sont d'une nature toute spéciale, qui touche à la politique bien plus encore qu'à la religion. De grands intérêts nationaux et internationaux sont engagés : il s'agit de rapports intimes entre l'Église et l'État; ce sont dans chaque pays deux puissances en regard l'une de l'autre
Source : Gallica

Paul Ribot Du rôle social des idées chrétiennes… (1879)

Mais cependant combien est puissante l'influence de l'Église! L'organisation de la société est toute chrétienne, la religion catholique est la religion officielle de l'État, le clergé est un des trois ordres de la nation au même titre que la noblesse et le tiers état; il a sa place dans les états généraux, il donne son avis sur la direction même de la société et sur le gouvernement.
Source : Gallica

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