Résumé

Geoffroy Observations sur les engrais des terres dans le département des Landes… (1810)

On sait que les labours fréquens et la végétation des plantes céréales épuisent la terre, et qu'à force de cultiver du blé dans un champ, il devient stérile,
si d'ailleurs on ne répare ses pertes par des secours qui lui rendent les principes de sa fertilité.
Il est certain aussi que l'invention des engrais a dû suivre de très-près l'époque de la culture des terres : on en trouve des preuves dans l'antiquité la plus reculée ; mais je ne les rapporterai pas, cette recherche historique m'écarterait inutilement du plan de mon travail.
Source : Gallica

Geoffroy Observations sur les engrais des terres dans le département des Landes… (1810)

Il est certain que le détritus des végétaux enfouis ou pouris sur place rend plus de principes fertilisans à la terre, que n'en ont absorbé les plantes que
cette même terre a fait croître, parce que toutes les émanations de l'atmosphère ont concouru autant, et peut-être beaucoup plus que la terre, à la végétation de ces plantes. Il est encore certain que leur décomposition , réduite en terreau, est destinée par la nature à aider, comme engrais, le développement d'une nouvelle reproduction.
Source : Gallica

Geoffroy Observations sur les engrais des terres dans le département des Landes… (1810)

Mais comment se fait-il que des cultivateurs instruits, propriétaires de métairies où ces falunières se trouvent, n'en fassent aucun usage?
L'expérience a prouvé que les engrais minéraux apportent au terrain un peu argileux une fertilité qui se fait encore sentir au bout de dix ans; que ces engrais ont le précieux avantage d'agir à la fois mécaniquement en divisant le sol, et comme terre calcaire par leur dissolution successive ; qu'ils empêchent la multiplication des insectes, et qu'enfin ils coûtent fort peu à ceux qui en sont à portée.
Source : Gallica

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