Jules Barbey d’Aurevilly

Jules Barbey d’Aurevilly

Résumé

Portrait de Jules Barbey d’Aurevilly Jules Barbey d’Aurevilly Pensées détachées

Mais comme la Politesse n’était pas toujours méritée, on lui avait donné une sœur qui s’appelait l’Impertinence, — une sœur jumelle dont la vie, comme celle de certains enfants, tenait à la vie de sa sœur.
Aussi, quand on a tué la Politesse, du même coup on a tué l’Impertinence, et nous n’avons plus eu que l’Insolence, bête comme un parvenu et grossière comme quelqu’un qui n’est pas encore arrivé.
L’Insolence, elle, c’est toute la nature ! car on est insolent également dans la bienveillance et dans le mauvais vouloir, dans l’amour tout aussi bien que dans la haine.
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Les injures sur les murs ou sur le papier, la tache d’encre ou de fusain ou de crotte, les fécalités du cœur, de l’esprit et du corps, les fanges de la calomnie, tout cela, sous le soleil du temps, se sèche, se durcit, se tourne en airain solide et brillant, — un airain pur qui s’appelle la Gloire !
LXXXIX Si la politesse n’est pas faite des plus beaux sentiments de la vie, — la charité et l’humilité, — ces vertus chrétiennes que le Christianisme seul pouvait faire naître, — elle leur ressemble, et c’est assez pour l’adorer !
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Diable ! faire aimer la mort, comme c’est d’excellent emploi pour la vie !
XCII Les sociétés, ces cocottes de passage, portent des robes à queue, — et quand elles sont passées et qu’on ne les voit plus, ces queues traînent encore... La Politesse et le Duel sont de ces traines-là.
XCIII La politesse ! À quoi bon, dans un siècle raisonneur et utilitaire ? C’est à renvoyer avec la danse, — on ne danse plus, on polke et on se choque... quand on ne fait pas pis, — avec l’escrime et l’équitation, ces trois formes du Beau agile.
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