Résumé

Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Souvenirs poétiques de l’école romantique

Malheur ! malheur ! malheur ! à travers ses rideaux,
Ah ! la fête a pâli sous ses mille joyaux !
Un cri s’élève à l’heure où la terre sommeille.
Les cieux l’ont entendu. L’Ebre prèle l’oreille ;
Le Douro le répète ; et d’un pas de géant
Le Tage aux flots guerriers le porte à l’Océan.
Est-ce un cri de vautour qui cherche sa pâture’.
Un lion d’Aragon qui lèche sa blessure ?
Ce n’est pas un lion, ce n’est pas un vautour :
C’est Saragosse en deuil, sur sa plus haute tour,
Au milieu de ses sœurs, qui crie : A moi, Castille !
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Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Souvenirs poétiques de l’école romantique

Si le vent vient gémir sur ta tombe légère,
Le vent te dira que ta mère
Gémit sans cesse comme lui.
Aussi longtemps que les pleurs de l’aurore
Mouilleront ton front pâle, en arrosant les fleurs ;
Aussi longtemps, mon fils, ta mère qui t’adore
Te viendra baigner de ses pleurs.
Tout sur l’arbre de mort te peindra ma souffrance :
Si pourtant le ramier de ses accords touchants
Te fait entendre la cadence ;
Ne crois pas de ta mère entendre les doux chants,
Car la mère avec toi veut garder le silence.
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Portrait de Édouard Fournier Édouard Fournier Souvenirs poétiques de l’école romantique

L’Antiquité et la Mer furent ses deux muses. La Méditerranée natale lui semblant trop étroite, il fit passer dans ses vers les bruits plus profonds, les agitations plus vibrantes de l’Océan « avec l’âme humaine mêlée à l’immensité et plus grande qu’elle encore », comme l’a si bien dit Théophile Gautier à propos de son recueil la Mer publié en 1835, et qu’Autran fit réimprimer beaucoup plus complet en 1850.
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