Édouard Fournier,
Souvenirs poétiques de l’école romantique
“ Malheur ! malheur ! malheur ! à travers ses rideaux, Ah ! la fête a pâli sous ses mille joyaux ! Un cri s’élève à l’heure où la terre sommeille. Les cieux l’ont entendu. L’Ebre prèle l’oreille ; Le Douro le répète ; et d’un pas de géant Le Tage aux flots guerriers le porte à l’Océan. Est-ce un cri de vautour qui cherche sa pâture’. Un lion d’Aragon qui lèche sa blessure ? Ce n’est pas un lion, ce n’est pas un vautour : C’est Saragosse en deuil, sur sa plus haute tour, Au milieu de ses sœurs, qui crie : A moi, Castille ! ”
