J.-F. Ducis

Définition et enjeux

Portrait de Vincent Campenon Vincent Campenon Essais de mémoires ou Lettres sur la vie… (1824)

Lorsque M. Ducis est beau, il est rare qu'il le soit à demi. Il ne sait point être médiocre. Il faut que ses vers blessent le goût, où qu'ils pénétrent bien avant dans le cœur. Souvent même, en outrageant les règles, il a le secret de saisir fortement l'imagination. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble que, dans les belles
parties de ses compositions, un tel homme est quelque chose de plus qu'un poëte du second ordre.
Source : Gallica

Portrait de Vincent Campenon Vincent Campenon Essais de mémoires ou Lettres sur la vie… (1824)

Le père de M. Ducis avôit quitté le village de Haute-Luce, en Savoie, où il étoit né, pour venir à Versailles. Il y faisoit un commerce de lingerie. La réputation de probité dont il y jouissoit n'avoit fait que s'accroître quand on l'avoit vu préférer à plusieurs partis beaucoup plus riches qui lui étoient offerts, une personne que sa piété, sa parfaite raison, et un goût naturel pour les lettres avoient déja rendue l'objet de l'estime générale. M. Ducis fut le premier fruit de ce mariage.
Source : Gallica

Portrait de Vincent Campenon Vincent Campenon Essais de mémoires ou Lettres sur la vie… (1824)

Dans l'automne de 1815, averti par ses quatre-vingt-deux ans révolus que la vie pouvoitlui échapper d'un instant à l'autre, M. Ducis voulut arrêter encore ses regards sur les tableaux de son neveu, et même sur celles de ses com positions qui n'offroient qu'une ébauche imparfaite, et que son grand âge lui faisoit craindre de ne pas voir achevées. A peine instruit de ce desir, le jeune peintre s'empresse de retirer ses productions diverses du cabinet des amateurs à qui
elles appartenoient.
Source : Gallica

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